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Articles récents

Poésie de la virulence

15 Avril 2020

Pourquoi s’attacher tant à ce présent

Toutes les portes vers l’ailleurs sont fermées

Nous comptons les jours qui nous séparent

Et les jours qui nous rapprochent

 

Nous désirons des inventions capables de nous faire fuir d’ici

Ce présent tant toléré si toléré si irréprochable

Pourquoi s’attacher tant à ce présent

Toutes les portes vers l’ailleurs sont fermées

 

Et si lente et si incertaine sont nos chances de parcourir la carte que signent nos mains

Et notre cerveau et nos dents pour manger

Nous voulons l’autre sans pour autant trop être différents

À deux doigts de l’échéance fatale

 

La mort est un maître venu du cœur 

Pourquoi s’attacher tant à ce présent

Toutes les canettes de vides sont emplies

Et nos corps nous demandent toujours un peu plus de vérité

 

Et nous voulons nous désirons nous nous attachons

Jusqu’à la rupture jusqu’à ce que quelque chose se casse en deux

Entre l’eau et les pâtes entre la mère et le père

Doublé d’un haïsseur le poète demande

 

Pourquoi nous attacher tant à ce présent

Puisque nous y retournerons à jamais

Et que ni les fleurs absurdes ni l’amour ni la science

Nous attachent à ce présent tellement haï par le poète

 

Puisqu’il n’a rien d’autre que l’eau et les pâtes

Que rien ne vient transformer même dans les rêves

En ailleurs dont toutes les porte sont constamment fermées

Je fais pleurer des jeunes filles et moi je ne pleure pas

 

La mort est un maître venu du cœur 

Et si j’écris ceci ce n’est nullement pour le comprimé

Nullement pour rêver

Nullement, car si lent il m’apparaît

 

Ce présent dont toutes les portes sont fermées

Pourtant il reste des rougeurs sur la peau

Des bleus des piscines des sexes des bêtes de silence

Dont personne n’a jamais vu le poil ou le museau

 

« Je suis une bête un nègre

Je ne puis donner mes raisons »

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9 jours (1)

14 Avril 2020

Mon enfant 

Mon cher petit enfant

Garde ton calme

Le juste           l’évaporation des gaz

                                   Moi-même soucieux

Moi-même enfant

Mon enfant

Mon cher petit enfant

Ne te               soucie pas

Les gants t’iront biens

 

 

Ta vulve est saine

Ton corps est grogne

Ma petite fille

Ma chère petite fille

Je t’ai donné ton bain

 

 

                        C’était le premier possible futur

 

Avale la miséricorde et tu soigneras le prêtres 

Pour noyer le             ou        la virgule

Dans

Ton

 

Ventre

 

Ma chère petite Anoushka

Je pleure

 

            Enlève-moi ces ronces de mes bras

Et

 

Laisse-moi te porter sur mon ventre

Fais caca

Fais pipi

Dégobille

Qu’importe

 

                        Pourvu que le nez soit là

La bouche 

 

Je sais que je ne serai pas toujours le 

Même

 

Mais je fais comme si

Comme toi

Comme ça

 

Laisse les gens t’aimer

Anoushka 

 

Où que tu ailles tu feras espace

Une faute

 

Un contredit et

L’objet que ta conscience de 9 jours a perdu

 

Mon enfant

Mon cher petit enfant

 

                        Je ne suis pas de ceux qui te bâtiront comme un building

 

            Je le sais si bien

 

Que j’en pâtis 

 

Mais sache

 

Ma chère petite

Ma chère petite Anoushka

Que 

 

 

                                   Même si tes os seront de verre

                                               Ils ne se briseront pas

 

Car je t’aurais indiqué là chose là ici et là

D’être perpétuellement à base

 

De voyage

 

Je te dirais qui je suis et tu me diras qui tu es

 

 

Enfin un de ces quatre

Je mourrai

Et

Ta mère aussi

 

Mais    tu ne feras pas attention à cela

 

Car

 

Toute ton attention sera portée vers l’horizon

Vers ta propre mort

Tes propres enfants

Tes parents tes proches tes amis

Tes passions ton sexe tes territoires

 

Ainsi                            

 

                                   En grandissant celui qu’en toi tu fais

 

            Tu retourneras aux sources confuses de la discorde entre ta mère et moi

 

Mais    tu ne feras pas attention à ceci

 

Car

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9 jours (2)

14 Avril 2020

 

 

Toute ton attention sera portée vers l’amour d’un autre

D’une autre

D’un proche et d’un lointain

 

Tu ressentirasle chaos liquide de la sexualité

 

Tu seras belle

 

Ma chère enfant

Ma première

Ma chère petite enfant

 

Dis, qu’as-tu compris ?

 

                        Si tu es trop jeune ou trop vieille

                        Si l’espérance que le monde a de ta main serrée contre mes doigts pleins de tatouages

                        Si tu choisis ferme toi

                        Ce sera plus sûr

                        Alors ne choisis pas

            

                        Si tu es le matin ne fissure pas

                        Ne fais qu’englober

                        Guillevic et sa torche au loin là aimer depuis

                        Que si

                        Tu es le soir

                        Ou bien ou bien

                        Crève les yeux en pleine terre d’où l’ortie naît

 

 

Tu ramasseras

 

Ma chère

Ma chère petite enfant

 

Tu ramasseras les bouts morts de ma vie

Que seront les choses que j’ai écrites

Qui continueront à persister

Et tu auras ta mère ta mère ta mère

 

                        Désormais Dis, qu’as-tu compris ?

 

 

Paye le prix

Ne t’aligne pas

Fais le rocher

Et sa mousse

Paye le prix

Ne t’aligne pas

Fais le rocher

Et sa mousse

 

Accueille la vague 

Paye le prix

Ne t’aligne pas

Soit l’objet d’une question qui ne te concerne pas

 

Sois l’autre

Sois l’objet 

Soit l’horloge

Et bois

Enivre-toi

De vin, de poésie ou de vertu à ta guise

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9 AVRIL DEPUIS MATIN RIEN QU'HIER (PARTIE 1)

9 Avril 2020

Le matin nie

Peut-être

C’est ça mon réel

Joindre l’abîme

Par téléphone

 

Au contraire des grandes invasions Vandales

Haché menu

Et de la cortisone

 

Plan par plan

 

-

 

J’ai surtout oublié le gros du rêve

Y’avait un ptit gros

Et le rêve

Y’avait une armoire dans la terre

Ce n’était pas le rêve d’un paquet de filtre

Néanmoins il aurait pu penser à pas mourir la rougeur de mes yeux

 

J’ai aujourd’hui ce matin la veille depuis

L’attente de l’instrument nié par le gros du rêve

 

Je vais en parler à Faucher

Il ne dira rien

Il dira moins

 

« Et vous ça va ? »

 

Les mesures de ma bite sont tirées par le métal hurlant

J’ai surtout oublié le grand du rêve

 

Y’avait une placette comme à Calvi

C’était il y a un peu moins d’un an

Du pipio en latin pigeon pipi

 

Et vroom la cocaïne

Exemple d’un anaconda qui trace le sillon dans lequel je me risque à glisser 

 

Le ptit gros courrait mais il ne se grattait pas

J’avais des séquences de bonheur en moins picaresque 

 

J’ai toujours aimé l’avoine

Le lien du rêve s’estompe dans le virage du printemps

J’oubli lire faner la rose de Klein

Et ne pas mentir à propos de mes mises en disques

 

J’ai retrouvé la chanson que j’avais faite avec Kals

Elle m’a émouvementé c’était y’a 5 ans

 

Je voulais chanter par là

Maintenant c’est fini

Je ne peux plus chanter

Par là

 

Et ceci dans l’eau

Des petites bulles de Badoit

Confectionnent le grattement de la peau

Car elle savait qu’elle était seul

La terre mêlée au soleil

Depuis que j’ai prononcé 

La démangeaison 

Car elle savait qu’elle était seul

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9 avril depuis matin rien qu'hier PARTIE 2

9 Avril 2020

De pair le cavalier clou le roi avec la tour

Et le coup de latte du berger

Mon enfant dans ses bras pleins de traces de craie

Et de ronces qui me manquent victime de sa cruauté

 

Je voudrais chanter par là

Maintenant c’est fini

Je ne peux plus chanter

Par là

 

En musique la cymbale l’unité

C’est à toi que je le devrais

Non pas rien

Mais simplement le cas du rien

En cause la fleur vide

 

J’ai parlé

Désormais la gueule du loup a des côtes visibles

Il cherche le champ de coke le champ de bière le champ de vulve

J’ai parlé mais personne n’a écouté

 

Désormais j’habite le paléo-slave

Les oeuvres de Twombly sont pleines de lait

Et j’irrigue le vent sous la coupe des mûres

Dévorant le sel mou de l’amour sous chêne comme une partie de campagne raté

 

Demain m’appelle`

Et m’annonce ses fruits

Une marée montante

Des fruits 

De la purée

Du contre-jour

Une théière 

Et la fin de mon excellentissime vie

 

Demain m’appelle

Et me fuitage de consonnes

Patauger dans la guerre de 14

Et la viande séchée de Soutine

Et de R. e. connait la suite

 

Musicalement 

 

A base de voyage je ne vois que cela dans le petit talus

De sexe de noirs

Des vierges extra-fraîches

 

M’ont englouti la mâchoire 

Le cancer de Sigmund

Englouti par mon psy

 

Ça fuit ça barbouille de reconnaissance d’enfant entre deux phoque intimes

Liés

Vulve à vulve

Nez à nez

Corbeau de Poe

 

Non pas lié mais mort dans la candeur 

La simplicité des choses roses

 

Nevermore on connaît

La solitude simple

Et le renouvellement de la solitude simple

Dans la solitude complexe d’abriter un cœur 

Jamais personne ne m’en a parlé

 

Le sang de l’assasssin est vert

 

Et je subis d’immensément grands enfantillages 

Dans ma poésie de torsion de lait

Vulve à vulve

Pied à pied

Toe to toe

Et je n’ai jamais prié

 

Pour l’élévation de Baudelaire

Il sent l’idéal vide

Alors il se rassoit et devient une grosse merde

Vivement dimanche et Drucker

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le trou

9 Avril 2020

Et si je laissais ? Le trou

La rivière passer,

passer dedans

si cela se produirais

qu’aurais-je gagné ?

qu’aurais-je perdu ?

 

Rien ou si peu

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L'autre baptème

1 Avril 2020

J’imagine le coton qui

Le chantier du cœur

Dont le pouls in-

Dique 

Le pacte de la conservation

D’un universel

Particularisé au sein des changements

Incessants

De la peur et de l’expression de la peur

Le pouls

Vfioooooouuu

Vfiouuuuuuuu

Vfiouuuuuuuu

Fantôme de 4 kilos

Le poète conserve d’in

Finis visages

Du vivant

De l’a-

naître

En silence

Mais oui il

Y avait des

Stèles

Dont il est évident

Que quelque

Chose s’est éveillé

Bougie de fureur et

De mystère

Mais non,

Nous ne 

Ne répondons pas de

L’infini

 

Surtout lorsqu’il explose

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Le baptème

1 Avril 2020

Voici 

Le coca du sacre

De ses

Sources infinies

Au sein de la machine

De la salle d’attente

D’une maternité

L’homme fuit

L’asphyxie

Où le travail des entrailles

À la source de 

La première percolation de l’OBJET

Lumière

Odeur

Toucher

Difficilements remplaçables

D’un mimétisme parfois

Hallucinant 

« L’inaccessible champ libre

A la

Fantaisie

De ses soleils

Et décider à payer le prix

Pour cela »

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Anoushka

30 Mars 2020

7 Avril

Le 7 avril
Le 7 avril trompera le 7 avril
Le 7 avril tu naîtras comme on nomme le dément
A bout de souffle crié
A la clinique Wagram du rien s’éleva au tout
Oh que le cygne de Léda me suit où que j’aille
C’est-à-dire partout
Mais, non
Sans conséquence
Je n’ai pas ma carte et j’existe

Loin de moi l’idée d’hypnotiser
Les feuillets l’ont déjà fait

Ma source
Mes veines 
Mon cerveau
Remarque sur le dessin de ton petit bout d’existence et logique des sensations
Tu seras ma semaison dans l’école
Des hautes volées ne nuisent pas éclot
Je te verrai comme on voit le bateau
Arriver de loin et tanguer comme le tombeau

Des plastiques 
Nus 

Ma griffe de lumière
Ma greffe de Vénus

J’ai parfois le charme d’un amant
Parfois j’aurai le charme du père
Et jamais oh que non prière
Au-dedans de la forme entièrement

Ma vue diminue j’enduit la toile d’un excès de couleur vives
Et les fauvistes ne m’ont rien appris

Matisse sera là
A l’intérieur de mes yeux 
Dans le commencement de tout
Brut 
Et mains seules
Pieds
Nus 
Dans la couveuse du rien à rien
J’élève soudain la torture d’attendre

Le 7 avril trompera le 7 avril
Le double sera là
Présent à la surface nue

J’acquiescerais sans remords
Je verrai les étoiles
En formes de petites filles
Des milliards arriveront à bon port
Dans mes bras de rien à rien
Où le doute croît

« Ami 
Laisse tomber tes touches
Ami 
Laisse-toi aller
Laisse tomber le clavier »

Il n’y aura qu’une surface
L’unique 7 avril 
Doublement vainqueur
A l’intérieur comme à l’extérieur 

Barrez vous pluie glaise arbre et trottoirs 
On m’attend
Allez vite contrôleur
Amende-moi je n’ai pas le temps

Le grand vaisseau tout
Feux allumés
Va s’arrimer
Non,
Et oui
Pourtant je croque la pomme
D’avoir un enfant

Ni fille, ni garçon
Ni musique ni leçons
Tu seras libre et invariablement
J’accoucherai de poèmes 
Pour que ta vue ne soit pas la nuit
Et tes mains belles comme le grand Midi
Tout au long de ta vie jusqu’à ce que je défasse mon cœur
Je t’aimerai comme on aime les roses et les fleurs

Y a-t-il un troisième musicien
Ta mère moi et le sacre
De ta bouche tu vomiras de grands vents
Sur toute la surface du monde

Et d’éventer l’usure des homme peu investis
Et déjà d’autre force s’agiterons par le bas
Tu te révéleras, chiffre nouveau

Nous : la racine 
Elle ne connaît pas sa fleur
Mais continue inlassablement à pousser

Nous serons, parents, cette racine
Tout alliage de grands tomes de sorcellerie
Tu vivras plus que nos vies

Et des vies j’en connais
Pardonne-moi déjà de te l’avouer

Des vents violents
Que j’ai traversé
Au bord de la Seine, le Nil et la Tamise
Où beaucoup se sont jetés

Aux grandes tables interdites où plus fugaces vont les signes
J’accrocherai ton nom en rang serré
Afin que le vent te fasse respirer

Ce sont de très grands vents sur la terre des hommes
Et toi
Je t’aimerai
Même si tu es ma fleur de l’Automne

Et toi
Je t’aimerai
Même si tu es ma fleur de l’Automne

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biology

24 Mars 2020

Le mythe animal percuté par le langage

Je dis langue

Je dis

Jeudi il y aura Allie qui reviendra de Austin Texas

Je dis le commencement du nerveux

Je dis pourriture à l’intérieur de la forme pourriture

Ce qui revient à exclure la forme

Je ne suis pas ce gros fils de, de, de Aristote

Je dis toison de sanglier

Sur masque de la sexualité

Langage est une fente

Comme John Fante

Je dis que j’aime bien John Fante

Exploration du siècle de Baudelaire

Scène parfaite pour les menstruations romantiques

Jeudi a dit l’ivresse alors qu’on était en pleine semaine

Et le spleen du lever ou la go est partie

Je me penche au-dessus du puits

Se reflètent des étoiles

Et puisqu’il y a des étoiles 

Il y a des mots

Et surtout Nuit c’est Nuit qu’on voir les constellations

C’est Soleil qui aveugle

Je commence à trouver le CNRS

Donc mythe animal bien carbonisé fouetté démembré

Par Jacques d 

Et par Mehdi

Le mot = le mot

Un point et c’est tout

Non c’est pas tout je dis réguler est Académie 

Yourcenar n’a pas le poing levé

Encore moins Valéry

L’Académie c’est notoire

Pouvoir du code de la langue de l’idiolecte de l’idiome va te faire mettre j’ai pas d’autres synonymes

Il faut bruler Valéry Giscard d’Estaing 

(précision imposée par le scripteur : plus haut je parlais de Paul et non pas de Giscard)

Faut honorer quand même

Livre toi aux mains des habiles logos

Naomi Klein a écrit de ça il y a une vingtaine d’année No Logo

Et je sais pas di j’assume de porter des sacs poubelles dans la rue 

Pour être plus gentil envers les ouigours 

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