Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Articles récents

Publié depuis Overblog

20 Septembre 2018

« si on écrit après, après c’est tout sauf ça »

            / M /

Lire la suite

Publié depuis Overblog

20 Septembre 2018

Mais en hiver la neige glisse

C’est un délice d’avancer

Le ciel est bleu, la route est lisse

Comme un poème sans pensée 

Lire la suite

Poème pour les animaux

20 Septembre 2018

qu est ce que souffrir ?

se réveiller en voulant à tout prix se rendormir

ne pas endurer encore une journée, une nuit

de violence envers soi

de souffrance pure

de morbidité

 

(poème animaliste)

 

tu as les traits

tirés par le métal

tu es notre matière

notre pain

notre vin

 

toi à qui la parole s’est perdue

ne l’ignorant pas

la perte est devenue matrice

 

il va de soi que tu es de l’ombre

de la terre

du nuage et de la pluie

pour nos cultures intérieures

tu es ce qui nous traverse

pour s’évanouir et reprendre

le lendemain

 

dans le miroir ton visage se reflète

et tu sèmes pour toi seul toute la souffrance

et dans le souffle après être découpé

il ne tombera plus qu’un reflet rouge

dans nos assiettes en argent

et dans celles-là

il n’y aura plus que notre visage de

reflété

 

tu vas dans le monde comme

nos nourrissons que nous chérissons

comme l’Idéal

tu as

le matin

le mal de la brûlure que le feu

comme le pleur infini d’un enfant

qui réveille en les mères que nous sommes

l’inaudible ou le presque silencieux qui hardiment

fait basculer la crainte en terreur

ce pleur

est pour nous le presqu’audible

mais que

par enjambement d’hypocrites salopards

nous comprenons sans juger et agir en conséquence

nous

qui avons le tribut du monde

animaux des animaux

et toi animal du rien

 

et pourtant tu consumes le vrai

tu consumes l’herbe et notre reflet

car oui

un jour

l’on te reconnaîtra dans ton feulement

comme origine

comme rune témoignant et du symbole

et du Soleil

et de tout

 

car tu viens vers nous

craintif ou reconnaissant

nos paroles s’adressent à toi

comme des

lames millénaires

que ne se sont jamais émoussées

même par la moindre syllabe d’une prière

et si

même

l’on avait inventé un son muet

qui te ferait signe

le reconnaître serait pour toi tâche

aberrante car nous ne sommes pas aptes

à donner le beau de ton silence

nous pouvons seulement

l’imposer

car la mort est le seul fruit du travail humain

Lire la suite

Publié depuis Overblog

20 Septembre 2018

jetée, la pierre se souvient

du maître

et lorsqu’elle touche la terre

rebondit et constate l’amour achevé

 

puisque le maître s’en balek

la pierre pleure

elle rebondit sur la route

sans que le maître n’essaye

par quelques moyens

 

de la ramasser

le temps est rude pour les cailloux

autant que pour les genoux

des sans-maître

 

je suis un sans-maître

et la pierre est ma maîtresse

 

je l’aime elle me configure secrètement

avec du gravier lubrifié

 

mais elle ce qui la tient dans sa propre erreur

c’est la nostalgie

 

alors pourquoi je continuerais

à l’appeler

 

la pierre

 

plutôt

je devrais l’appeler

ma mère

Lire la suite

Note

12 Septembre 2018

La mort : extase du sommeil

Lire la suite

Note

12 Septembre 2018

J'écris pour que le vide nettoie ma parole

Lire la suite

Quand on est bien

11 Septembre 2018

on a envie de dire qu’on est heureux mais vu qu’on sait que ça va pas durer on ne le dit pas

ce qui débouche sur un cercle vicieux

alors on éclaire d’un coup de reins l’espace de la table entre toi et moi

et on y pose une boîte contenant quoi ?

mes couilles

Lire la suite

Publié depuis Overblog

11 Septembre 2018

je me prépare comme un boxeur

ne flanche       pas

espère le bon de la bonne réussite du poème

 

            faire de l’ici du là-bas

            une trajectoire puissante       danseuse

                                               mascarade puits

            de lettre innovantes

dans le cœur détaché  fuyant sa côte natale

 

un narcisse ganté en femme

Lire la suite

Quand l'on souffle sur la tête d'un nain

10 Septembre 2018

tout vient du sombre

autre côté

le mur le silence

qui cache et ne fédère

 

il a des questions à poser

il scrute la rue

des questions à poser

 

au moment du poème

il pose : le voilà

 

les yeux

voilà la réponse : il pose

voilà l’infini désir

le phénix bûché

un désir renaît

il va il fédère

Lire la suite

Une oeuvre d'art

10 Septembre 2018

si jamais l’œuvre

conduit au-delà d’elle-même

alors l’œil se retournera

au sein de l’orbite

Lire la suite