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Articles récents

Paul Celan et la cocaïne

28 Mai 2018

Entre le pont et 

l’autre pont : 

  

Rire, courage, le vin de tes yeux. 

  

Les glaçons de la cocaïne, 

ont laissés derrière 

la brute possibilité d’une île dans le ciel. 

  

Deux cadavres savent s’éloigner, 

Nage. 

deux cadavres en boucle nue : 

un Jeu 

  

je t’ai lu. 

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Réfléchi sur ma poésie

28 Mai 2018

 

« Faire de la place à la place »

 

Trouvé dans un des poèmes du recueil Selon Mehdi de février 2014

 

Déjà, l’agir/la volonté/la condition/… qui conduit à l’écriture d’un poème est ce désir d’espace en réaction à la suffocation que nous procure le monde sans poème : mathème, sexe et morale. La place est déjà appelée par notre condition humaine : avertis (de par même leur place dans l’être, le Dasein) mais incomplets puisque non-plein, les hommes cherchent

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28 Mai 2018

je n’ai plus de mots pour décrire le je

n’ai plus de description

des mots pour dire le je

je me jette

alors

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Picasso

28 Mai 2018

Picasso arrive vers l’archétype Nudité. Stylisation-Verticalité. Le corps-signe. Le corps en plein. Le corps en vide. Cela le conduit à simplifier grandement, à schématiser, à essentialisé.

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28 Mai 2018

Je préfère le sang à la larme.

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La fille

28 Mai 2018

 

Elle était âgée de mot et j’étais âgé de moi.

 

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La douleur

28 Mai 2018

la douleur pointe

en cette commune présence

du vide-masse-sens

il y a pour sûr de la vérité

 

car la douleur promet

des jours comme des années

 

le risque est d’en mourir

mille fois

 

le risque est d’en mourir

en criant en apnée

 

mon corps ressent

le poids qui l’écrase

comme l’on sent

le bonheur de l’extase

 

car la douleur promet

des jours pour des années

 

puisque le bonheur

s’est allumé

puis s’en est allé

 

laissant place

à ma vérité

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28 Mai 2018

non pas corps entiers mais corps morcelés rendus à leur errance dans la matière

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Toute acte est une larme

28 Mai 2018

un fanatisme logique

désiré

s’appropriant le gigantesque sillon creusé par ce qu’on appelle

ou par ce qu’on veut appeler

le courant

l’eau qu’on a désiré dans des prières

les mains jointes

creusant la chambre de sacré

négociant la part maudite

avec, et en lui-même il l’oubli,

ce qui se meut démentiellement

ce qui veut se mourir

et pourtant

 

ses mots font forêt

comme elle pourrait le dire :

une ombre que le nom arbre fait frémir dans le souvenir

je dis désir

 

on insiste le monde au gens

on prépare consciencieusement des cérémonies

pourtant, et c’est là le drame,

personne ne croit

 

du glacial

du figé

calme et

furtivement la vie creuse

la vie creuse ce qui ne veut pas

lui veut pourtant

 

alors je dis :

c’est du perdu à l’instant même où je déclare

que rien n’est perdu

que j’aime ce que j’ai

et que cet amour s’ignore lui-même

le sacré est nettoyé

il ne sert à rien d’avoir des idées à propos de l’amour

il faut être net et nettoyé des images

qui émeuvent

qui trompent

il n’y a pas de vérité

le sens est sale

il le dit

il le dit bien comme il faut

dans le lieu parfait :

le poème

 

il n’y a rien que du sens

il n’y a plus rien

 

rien ne lui appartient sinon la sidération

le désir probable du nom

une pierre

un roc

quelque chose de solide

il dit un poème

 

puis, ensuite, sans se retourner

réserver la part maudite

le tourment

au sans-nom

et c’est lui

et il le sait parfaitement

qu’il est

qu’il envahit

un être en moi

 

se figurer un nuage est chose facile

la pluie qu’il peut porter,

en revanche,

est invisible

alors on croit

et on pleure pour lui :

on parle pour lui

tout acte est larme

 

il agit

du point génétique

à même de peser

pesant

ce qui n’a pas de poids

ce qui est un lien qu’on ne soupçonne pas être

précisément ce qui nous lie au rien

qui est tout

au néant qui force

qui nous force à nous maintenir méfiant

avec un père et ses mots

 

comment ?

par le mot justement

l’angoisse

 

il n’y a rien que

des poèmes nommant le rien qui est tout

le mythe

 

il n’y a plus rien que le pommier

et l’absence de pomme

ce trouble

que de ne pas avoir à choisir

rester

se maintenir sans le savoir

 

rien n’arrive si il choisit

et entreprend de désirer

 

il ne touche rien

il touche l’autre

dans sa chambre

on lui dit : démence

d’être resté au lieu sûr de l’enfance

une des origines de la mort

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Sarah

21 Mai 2018

je t’aime comme le poème que je cherche

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