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Articles récents

blaise VAS TE FAIRE ÉGORGER

21 Décembre 2023

Rien n’est si insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passions, sans affaires, sans divertissement, sans application. Il sent alors sont néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. Incontinent il sortira du fond de son âme l’ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le dépit, le désespoir.

 

/ Pascal /

 

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LUCA LIONNI

21 Décembre 2023

 

Luca Lionni n’a pas une vie compliquée. 

Moi j’ai une vie compliquée.

 

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LA TRUIE ET SES MAMELLES

21 Décembre 2023

Quand on se lève tôt 

Après un cauchemar

Et qu’on écrit

c’est.

agréable par 

ce que.

 

Ça peut dire des choses

 

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15-16 non 14-18

21 Décembre 2023

15.

 

le poème est ouvert

on ne voit que des entre lui

           

la part d’ombre est au centre

 

                        la part invisible au départ

                        la part inutile au milieu

                        la part décevante à la fin

 

un poème est irrémédiablement ouvert

on ne voit que cela si l’œil est bien dessiné comme les asiatiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16.

 

Ma mort ignore ma mort

Elle sait seulement qu’il va y avoir un décalage

Mais j’ignore pour quoi

Et pour qui

 

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J'SUIS PLUS À LA PAGE - DENG XIAOPING

21 Décembre 2023

Nous sommes les sujets de la vérité

 

d’ajuster comme l’ontologie

la logique

ou les peintures,

 

ça veut dire pousser Dieu


 

-

 

j’ai vécu pour me venger d’être

et de temps en temps

je l’oublie

pour qu’à nouveau

je puisse décrire les animaux

 

-

 

c’était dans la nuit et

partout se montrait la nuit et

la nuit semblait déserte 

mon corps foulait la nuit

comme la nuit ne pouvait l’envelopper et dans

la nuit j’ai vu des yeux blancs qui

scrutaient la nuit comme la

nuit peut parfois nous scruter

c’était dans la nuit

partout se montrait la nuit et

la nuit semblait déserte

 

-

 

Je pense que Trump il est pas très gentil

Car les méchants c’est pas très gentils

Et je pense que Deng Xiaoping il est pas très très gentil

Parce que je sais enfin on m’a appris que les méchants

Et bien c’est pas très très gentils

etc

 

-

 

Les poèmes courts sont toujours les moins longs

 

-

 

imaginer du ciel c’est déjà bien

pour celui qui s’en va

 

tâcher d’écrire la béance

de décrire la béance

 

pour celui qui s’en va

c’est déjà bien

 

puisque celui qui s’en va

ne part que grâce à la béance

 

décrire la béance est une façon de s’en aller

pour celui qui  s’en va

 

car pour celui qui s’en va

rien n’a plus d’importance que d’être celui qui s’en va

 

et les gens qui s’en vont

sont des gens qui font de leur béance du ciel

 

ils imaginent un peu de ciel

ce qui permet à ceux qui restent de voir un peu de ciel

 

ainsi je m’en vais du poème

et de la béance qu’il a pu produire

 

pour que vous voyiez un peu de ciel

car on voit un peu de ciel c’est déjà bien

 

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finir la vie, c'est de la dalle qui demande, la dalle bon KebaB

21 Décembre 2023

À ma naissance je n’ai pas crié. Non, je n’ai pas crié puisque…

À mon adolescence je n’ai pas baisé. Non je n’ai pas baisé puisque...

À l’âge adulte je n’ai pas enfanté. Non je n’ai pas enfanté puisque…

À ma vieillesse je n’ai rien laissé. Non je n’ai rien laissé puisque…

 

Quand le champ est là — je le dis pour les nuages — quand le champ est là n’aboyez pas

Non, n’aboyez pas puisque…

 

La vie se promène, songeuse, dans celui qui chante

 

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LA VIE EMPLOIE DU TEMPS

21 Décembre 2023

l'enchaînement rapide 

de la mort et de la vie

la beauté du site /

 

nul n’ignore

l'enchaînement rapide

de la mort et de la vie

 

surtout ne pas faire semblant

imaginer des lieux très purs

 

car

le poème est un acte

plutôt : le poème est la destination d’un acte

 

or, tout acte existe

dans l'enchaînement rapide

de la mort et de la vie

 

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DICK

21 Décembre 2023

 

on dit que le temps guérit –

le temps jamais n’a guérit –

une souffrance réelle s’affermit –

comme les nerfs avec l’âge –

(Dickinson)

 

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À EVA

21 Décembre 2023

je suis un homme

je suis un homme

je suis un homme

je suis un homme

je n’ai rien d’autre à faire que le fait de dire que je suis un homme

je n’ai rien que ça

je n’ai rien que ça à donner

 

je suis enveloppé dans ma peau

je suis un homme

je suis un homme qui a froid

je suis un homme qui se mêle aux autres hommes

je suis un homme qui se mêle des affaires de peau des autres hommes

 

je suis un homme

je peut-être autre chose

je peux être un souvenir

je peux être porté loin

je peux être autre chose

je peux mais il faut m’indiquer où se finit ce fait là que

je suis un homme

Qui a peur, oui

je suis un homme qui a peur

 

tu es une femme

tu es une femme

tu es une femme

tu es une femme à qui l’on peut demander

tu es une femme brune

tu es une femme qui a une peau aussi

tu es une femme à peau

tu es une femme que quand on regade bien on ne voit que ça

 

tu peux être autre chose

tu peux devenir la personne à qui je donnerai la main

tu peux me réfléchir dans ta peau

tu peux me garder en souvenir

tu peux faire ce que tu veux

tu peux appeler le samu

tu peux me dire oui

tu peux me dire je t’accompagne là-bas

tu peux me dire ça quand il fait froid malgrès ma peau

 

tu peux dire

je peux dire

 

 

 

 

 

dans le champs des vérités

dans le champs des espoirs

dans les manuels d’histoire

dans la lettre

dans le feu au dessous

dans le froid en dessus

 

je suis un homme

tu es une femme

 

on peut dire

on peut réclamer un peu

on peut réclamer même pas grand chose

on peut réclamer quelque chose

c’est d’être pénible

c’est d’avoir pour emprunte le sommeil

c’est de se décourager du silence

 

c’est d’être un homme

c’est d’être une femme

qui ont un lieu commun

un lieu à nourrir

de nos cendres

 

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Ma daronne

21 Décembre 2023

je suis allé, près de ton oreille

je suis allé voir le monde

qui est le notre

je suis allé près de ton oreille

ce que tu respirais maman

ce que tu respirais…

 

la ligne de l’horizon est une main blanche

comme le possible

qui se dresse

sans douter de lui

je t’ai aimé

je t’aimerai

jusqu’à tard dans la nuit

des yeux

incomplets

 

quelque chose dure

dans la nuit de nos paroles

dans la parole de nos jours

 

je t’aime maman

comme un fils

comme un regard

sur ce que tu es

et ce que tu deviens

sur ce que tu as été

je t’aime maman

comme il est audacieux de vivre !

mais il faut

et lorsque je ne suis plus que les mains mortes

de la poésie

et de la mort

c’est à toi que je pense maman

la ligne d’horizon est une main blanche

la ligne d’horizon

la ligne d’horizon

ce que tu respires maman

ce que tu respires….

Écoute,

ce que tu respires maman

ce que tu respires...

 

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