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Articles récents

Anoushka

12 Février 2020

Anoushka je t’écris des trombes d’eau où je me tiens. J’espère que tu me reconnaitras, lorsque volcanique je ne serai plus. Que tu feras honneur à mon nom par l’écoute du grondement de mon cœur malade. J’ai à mourir comme tout un chacun, toi aussi ma petite … Mais s’il te plaît, je t’en conjure lorsque le dernier chant aura eu lieu, laves-toi comme si c’était le premier jour et promets-moi de m’embaumer du linceul blanc de mes poèmes.

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note

12 Février 2020

Puisqu’il y a des étoiles

Il y a des mots

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Mon père

14 Janvier 2020

Papa avait l’idée d’utiliser mes écrits sur les peintures et les sculptures pour en faire un show. Ça devait s’appeler Les Dits sur Œuvres. On a fait un carton en clando à l’expo basquiat musée Louis Vuitton et au musée d’Orsay. Sauf que psychanalystes qu’il est, il devait avoir la forme, le savoir le Ça de ma poésie dans les DSO (Dits sur œuvres). Alors il s’est acharné « je te ferai une position avant 30 ans » me répétait-il. Ça, le ça ou le ça ne se fit pas de suite. Inviter Julia Kristeva, le cousin dans les arcanes du pouvoir du ministère de la culture. Les lycées Lilasiens. Tout ça ne se faisait pas comme tous les projets qu’il s’était promis de réaliser toute sa carrière. Un jour ma mère me dit : « Il sait que ça ne va pas marcher, alors il fait tout pour que ça ne marche pas ». Je compris cette phrase bien des années plus tard. Mon père était mégalomane et ne concevait de projets mirifiques qu’en vue de leur inadéquation au système médiatique, politique etc…. Un looser….

 

Un jour qu’il invitait les voisins chefs de directeurs de créations chez Rubicam and co’ et chez Publicis il les mît à l’amende dans le rapport qu’entretenait Jeff Koons avec la réalité. Un peu de psychanalyse par-là, un peu d’esthétique hégélienne par ci. Le tout chaud de son joint qu’il venait de fumer avant que les protagonistes de sa partie de billard arrivent.

Car mon père est très intelligent, farceur, mais pas drôle. Superbe. Il aurait plus claqué le nez de Schopenhauer. 

Ces gens-là croyaient comme la masse des paysans non instruits qui dirigent le monde que Jeff Kooons n’était que le produit de la société néo libérale, capitaliste et avariée. Mon père leur répondait « Mais non t’as rien compris Christophe, c’est le désir qui est jeu, et sa représentation par ce même capitalisme. » Mais le fond du fond, à savoir que Jeff Koons était un enculé de prestidigitateur ne l’intéressait guère comme pour montrer qu’il avait le dessus il invoquât la réplique de Micheal Jackson en singe. N’étais ce pas là l’ultime outrance fait au néo libéralisme. Mon père est un héros de la pensée. Il intéresse peu les gens. Par ce qu’il le montre, joint consommé, leur inanité verticale sur l’échelle de la vérité.

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L'ÉCRITURE DOIT PRODUIRE DE LA VITESSE

14 Janvier 2020

écrire la vitesse

profondément

après une petite inspiration

 

le transit de l’aile droite à l’aile gauche

miel de philosophe

ouverture

 

et dans l’écart ; entre toi et moi

faire bander la femelle, et cela

profondément lentement

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14 Janvier 2020

semé avant le matin

la bave des malbaisés

 

                                               la poitrine comme orifice

                                               poursuite des quartiers

                                              

                                               lignes vides

 

semées avant le soir

où la nuit régule les sauts

des physiciens pour pauvres

 

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réfléchi poétique

14 Janvier 2020

Ma confrontation avec la parole n’est pas de l’ordre de l’absurde mais plutôt de l’ordre d’une ondulation vertigineuse / confortante. Je suis un être tabou et c’est précisément pour ça que ma poésie est emprunte jusqu’à l’os par l’envie de se faire iconoclaste (pas pour la foire ou les filles ou encore les yeux des gens ce serait trop simple mais pour converser tranquillement avec le silence où se cache avec liberté ma parole et par voie de fait mon cerveau malade)

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la respiration

13 Janvier 2020

J’ai appelé

Respire mal

Pour nettoyer le souffle

Reprenant 

Le souffle de ta copine

Ronflant dans le lit

Comme un viol d’oiseau en émois 

 

Respire mal ta compagne

Elle a un poumon en moins

Tu te souviens des antiques phrases

« Je dis par ce que je dis »

« Je ronfle par ce que je suis »

 

Là quelque chose trouble l’inquiétante étrangeté

De savoir le souffle dans le savoir

 

J’ai appelé

Respirant mal

Mon poumon facteur de chance

 

-

 

 

J’ai avalé des oiseaux

J’ai dégueulé

Un point dans le noir

Et pourquoi pas ne pas s’en servir

 

Ils volent parmi ma chambre

Et j’en tue à chaque fois que j’ouvre la bouche

 

Une ombre parle avec l’ombre

Et j’en fous immédiatement partout

Tellement ça m’excite

 

Ma petite ombre 

Elle dit

Tu vas mourir à 32 ans

 

Je n’aurais pas assez profité de ma fille

Dans un patelin abandonné

Je me pendrai

 

Sans que personne ne le sache

Un voisin s’inquiétera 

Appellera les pompiers

 

Et mon corps sera tour délacé

Des vers grouilleront sur la feuille 

Et je n’aurais plus peur de rien

 

Puisque je saurai tout

Pas comme vous

 

Mais ma fille mais ma fille

Je l’abandonnerai comme j’ai abandonné

Le sobriété

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Lyrine

13 Janvier 2020

Je ne puis que travailler dans le brouhaha. Je travaille dans les cafés les bars les troquets. Une femme s’assoit en face de moi

« Tu écris » dit-elle

« Oui »

Elle me demande de lui montrer mes poèmes les lit, et dans un geste rapide me les jette à la gueule.

« Tu n’écris pas ! »

« Oui » lui répondis-je.

« Je scripte. »

On monte chez moi et on baise. Elle jouit enfin au bout de trois quart d’heure de coït.

Je lui écris un poème à côté de la petite cheminée.

« Ça c’est mieux », il lui fallait attendre ce feu pour qu’elle s’intéresse à moi et pas à ma bite.

« Je crois pouvoir t’aider » dit-elle. « Et comment ? » répondais-je.

« En avalant » - « mais quoi ?! »

« Ton sperme pardi ! ». Alors là je captais que j’étais en face d’une vraie femme, pour moi le sperme est sans parole.

Elle se mit à me sucer sans relâche mais rien ne sortait. Rien de poétique.

Mais elle devenait ma femme suceuse à m’extraire du sperme de 8.6. Je suis tombé amoureux d’elle. Dès lors je n’avais plus besoin du brouhaha des cafés mais seulement de sa présence dans mon appartement, fantomatique, réelle, plus que réelle, celle qui aspirait par le moindre suçon ma vérité. Mon immanence dans ce monde où je vivais avec la 8.6 dès 9h30.

Celle qui ne vivait que par moi, m’admirait, me transperçait. Par la fenêtre il y avait quelques arbres adossés à du béton de sorte que je voyais plus le béton que les arbres. J’habitais dans une résidence place des fêtes. Elle s’appelait Lyrine. Nom qui trompait car elle n’avait rien d’une Lyrine, franchement plutôt d’une Estelle, Marie, Gaëlle.

Le matin avant qu’elle se réveille j’allais acheter des bières, elle était moi comme j’étais avec mes 8.6 à regarder le béton en lisant Madame Bovary. Je lus beaucoup. Mais je n’éjaculais pas, je tombais dans les ténèbres des contradictions. Espérer ? Non

« Je t’ai fait du café » me dit-elle. Je le buvais. Je buvais aussi ses paroles. Lyrine était ancienne professeur de français. Elle me racontait des contes étranges de Rabelais, je bouffais sa chatte. Elle ne s’épilait pas. Ça m’a toujours emmerdé les femmes qui ne s’épilent pas par ce que t’en a plein la bouche au bout de 5 minutes. Espérer. Oui. Maintenant un grand et sonore « OUI ».

Elle écrivait aussi. « T’en penses quoi ? » me demandait-elle « Je suis mauvais prêtre ». répondais-je. Allons boire un coup et manger de la bavette dis-je.

Lyrine était riche, ses parents étaient morts et lui avaient laissés une bonne tranche de fric.

Donc vers 13 heures on allait au Peintre, je serrais les mains, « Salut Enzo », « Tu vas bien ? » ; les serveurs me connaissaient. Louis Garrel passait en scooter. On s’en foutait, on s’en contrebalançait. Unique médaillon de notre union fut d’espérer ensemble des sauces au poivre. Je n’étais pas quelqu’un, avec elle j’étais La Personne à qui on suce le foutre de la poésie. Je l’impressionnais. Moi je chantais ses louanges avec une guitare. « Oh toi qui suce si bien, oh toi qui me tues avec tes jambes dorées, pourquoi choisir le dernier éléphant sur cette planète ? »

Un jour, c’était un dimanche, je n’avais pas pu m’acheter mes bières. Elle me dit tout à trac « Il faut, il faudra que tu rejettes loin toutes ces allégresses… Que tu répondes au grand géomètre ». Je ne captais pas. « Au jours il va falloir que tu publies » Point Enzo.

Je n’en avais rien à foutre d’être publié. Moi c’était juste le poinçonnage de 5 heures du mat à 9h de plus qu’écrire, transposais la chose matérielle en notion pure.

Mais elle insistait. Elle avait un lointain cousin éditeur à « La découverte ». Nous y allâmes.

Il lut. Puis redressant ses yeux vers moi me dit « Bah c’est pas mal tout ça ». Lyrine me fît un coup de pied. Puis il dit « Malheuresment on ne publie pas ce genre de truc ». Tout tombait dans le réel je savais qu’il n’y avait plus rien de réel là-dedans. De réel qui prend la tronche et fini aussitôt qu’il a commencé à apparaître dans l’espace-temps. Nous rentrâmes.

« Dommage, merde, dommage » dit Lyrine. 

Un jour que j’éjaculais enfin dans sa bouche elle eut l’idée géniale de me recracher mon foutre à la gueule. « Alors t’en dis quoi de ça ? » dit-elle. Je ne répondais « Pas grand-chose ».

Ç’avait pas de goût. Je me rappelais à 12 ans quand j’avais goûtais mes premières gouttes de sperme. Et déçus je me nettoyais la bouche avec une serviette.

Lyrine me quittât quelques mois plus tard. Pas d’enfant. Plus de musique douce.

Et je revenais à mes 8.6 après avoir écrit le matin.

J’avais aimé Lyrine.

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le viol

11 Janvier 2020

Les yeux gras

Le ventre plat

Les yeux éteints

Le viol dans le ciel

 

tout ça pour rien

moi aussi j’ai

le droit

moi aussi

j’ai le droit

d’être heureux

moi aussi j’ai à

vivre

moi aussi

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Paul et nous 1

10 Janvier 2020

Je ne vais pas vers ce qui semble le plus simple. Dont acte.

 

la petite terre

de l’hôpital

freinait le

mouvement

des étoiles.

mais rien de plus

solide

qu’une étoile

sorte de

scellée

verrouillages

des murmures

 

 

À Beatus soir était pro-fusion de petites entreprises de sidérurgie avec métal souple liquide-anarchiedes égos alorssoupape de petits points extasiant – sympathie de traverse (il y a travail des bleus). Son d’accable dans la cire de l’oreille recollée : Il tirait avec son archet non accessible frappant à ma porte (que je croyais à tord dévérouillée par des mures)

 

Signes

d’abandon,

dans le corps

du violoncelle

pour les enfants

brûlés

par le whiskey

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