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Articles récents

le juif et l'ashkénaze beaux

5 Janvier 2020

Je trouve que je suis beau

Je trouve que je suis beau par ce que je le regarde dans le miroir

Le miroir ne me difforme pas

Et dans le miroir je vois un joli visage

Je vois un visage

Un visage d’ébène 

Je vois aussi et dès lors ton visage est beau

Un visage beau et resplendissant

Je me vois quand je suis toi

Tu es beau comme le noyer

Tu es beau comme l’amandier

Tu es beau quand je suis toi

Je trouve que je suis beau

Je le trouve sérieusement

Le miroir ne difforme pas il accélère

Comme je suis toi je suis beau

Je suis infatigablement beau avec toi

Dans toi je suis beau

La beauté a un espace où elle peut s’épanouir

Tu es beau tu es maigre

Je suis beau je suis allemand

Tu es beau dans le miroir de ma salle de bain

Tu es beau comme moi

Tu es beau dans les douches

Tu as de l’acide sur toi

Tu es beau dans l’acide

Je suis beau tristement

Tristement je gratte

Tu n’es plus beau quand tu te grattes

Tu es dans une boîte

Tu es sur TF1

Je suis beau mais tu ne l’es plus

Tu as peu de place pour te nettoyer de toute cette crasse

Tu a les cheveux de cendre

J’ai les cheveux blonds

Je suis beau dans le miroir

Le miroir me renvoie mon image

Et je crois que le miroir ne renvoie plus d’image de toi

Le miroir a perdu de sa précision

Le miroir est mort

Et je reste beau

Et tu restes absent

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Publié depuis Overblog

5 Janvier 2020

 

quel est ce lieu

            où la naissance nous écoute

nous rapatrie à l’extrême possession 

cet avoirqui passe du corps au bois

comme les corps d’animaux qui soutiennent l’insuffisance de notre chair

 

existe-t-il des lieux où l’horizon est une frontière

où l’horizon n’a pas lieu

 

et nous carnivore d’air 

 

c’est vrai, le blanc suffit. 

Pas besoin de contraste sur le sentier représenté en son origine

forclos dans le tableau monumental

 

des pingouins

             de mystère

 

bonne eau gazeuse engloutie par un dieu

 

un ministère. 

 

j’en reviens à la terre

encore à toucher les yeux

des seuls virgules

hachant le texte dans une ronde de nuit

 

la seule qui donne naissance à l’écoute

au premier souffle qui s’écoute

au premier lieu

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LE CHEVAL ROSE QUE JE MONTE

5 Janvier 2020

Je mange la moitié de la terre
J’en laisse l’autre aux vers

Un cheval rose que je monte au sens figuré du terme
Me demande pardon

Je lu dit c’est pas grave
Ça devait être toi
Petit cheval rose

J’avale la moitié de la mer
Je laisse l’autre moitié aux dauphins
Par ce que je les trouve mimi

Un cheval rose que je monte au sens figuré du terme
Me demande pourquoi
Par ce que ça devait être toi et pas un autre

Il retourne manger du foin
Je retourne à ma masturbation poétique habituelle
Lorsque j’ai fini

Je reviens dans l’enclos et lui dit qu’il va encore passer à la casserole
Il pleure
Ses larmes sont roses comme lui
Tout est rose chez lui
C’est un cheval Lolita
Matzneff aurait aimé

Bref je le monte encore
Ça prend plus de temps que d’habitude
Il subit
Des fourmis dans les jambes

Et je me compare à un grand cycliste dopé 

La fable sire Veyrac c’est
De vous montrer qu’une mexicaine
Comme un cheval rose
Vous procure le même plaisir
Faut juste pas se faire chopper

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note

5 Janvier 2020

Il faut dire non pas quoi mais pourquoi 

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Réfléchi

5 Janvier 2020

« Rien n’a eu lieu que le lieu » / Mallarmé /

 

Le poème est retourné sur lui-même, il est néantisation à défaut de suicide, destruction absolu, acte absolu, il prend la forme d’un scepticisme poétique. Une annulation interne du poème. Un discontinu qui va et vient sans revenir avec sa négativité : « la rose absente de tout bouquet ». La rose est néant phrasé par le poème et le bouquet réceptacle insatiable de la mère que l’homme-Mallarmé admet comme forme originelle et amorphe. C’est l’Idée, c’est-à-dire ici la rose, qui manque puisque le Néant est l’unique solution au conflit du langage se parlant lui-même – le poème parlant du Poème.

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note derrida

5 Janvier 2020

la vie est survie

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Note psychotique

5 Janvier 2020

L’homme naît, le hasard avec. Sans l’homme il n’y a pas de hasard. Il n’y a qu’une suite de causes. Et donc, si on se suicide on rend à l’être sa pureté. La matière se retrouvera matière.

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Le manque

5 Janvier 2020

Se doucher, se laver les dents, écouter le café se faire, allumer sa première clope.

Y a-t-il un concept pour comprendre tout cela ?

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Court-métrage

5 Janvier 2020

45 PREMIÈRE SECONDES :

 

Au loin s’établissent

Des perfections

« Je vous donne deux heures »

 

on sait plus trop où se trouve le mot. Pas sûr les gens, de leurs tropismes.

Puis ça barge, ça coagule comme le réel. Ça

chuinte on ferme les yeux : les cils couchent ensemble

C’est ouvert, on y pénètre, la langue sur la ligne est ivre quand on a

peur.

Voilà ma chatte

j’suis pas un mec

 

/ temps /

 

cet os

ce vibrant dans ma chair.

loin d’elle j’ai sauté de moi jusqu’à l’aube.

(y aurait-il des formes ?

non qu’elles soient niées et pourtant

arbre et arbre).

 

Vos fusils avec minutie mais le réel

non qu’ils soient niés et jamais

 

que seul ce cœur 

cette imagination 

en collages

et j’imagine que tu aimes pourtant

cet os

ce collé dans ma chair.

 

se retire mais est-il perpétuel 

une fois le poème une fois le tir

une fois l’élégance c’est

décrire

mais encore ?

mais rien, un faible vent.

 

SCÈNE DU DRONE PUIS DE MARJOLAINE JUSQU’À CE QUE LEMAIRE RENTRE EN APPELANT AU THÉ

 

et c’est là précisément

là dans là

le coin du là

ton refus des peuples

 

j’arrache une dent à ton sexe

dans l’angle

des mots crachent éructent jettent du sel

aux yeux de l’assassin

des exactement

des presque-là 

rien de sinueux faire sinon toucher l’os derrière ta nuque 

ce sens brut de ta nuque un poisson 

qui brûle

 

des collages d’aliments dans mon oreille contemporaine

 

ta bouche une table

j’y mets alcool et couverts

puis nous mangeons l’infamie 

la pierre

et son espace 

 

le boucher a une idée qui lui échappe

alors qu’elle le creuse

le boucher te veut te tease te cogne jusqu’à la juste mesure

 

et l’on sait que l’on accède à l’indépendance par le rythme

 

diriger puis scier construire dans le champ vide

un ciel se vide

descend la violente remarque des mots tels que

thé, Marjolaine, assassin

 

que je te rends pour que tu me regardes

encore une fois

dans le là de la crevaison de l’être

qui se distribue par son souffle

dans les moments accordés soufflés à l’oreille du boucher

dans l’il y a primordial

le là de toute chose

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Le vers

5 Janvier 2020

S’il y a folie

Il y a rougenoir

 

S’il y a démence

Il y a ingestion 

 

S’il y a défécation

Il y a eu trou

 

Un ver fume une cigarette

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