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Articles récents

Le bonsaï dans le placard blanc

2 Juin 2020

j’ai parfois rêvé de ressembler à ça

puis j’ai arrêté

j’ai taillé le bonzaî (arbres enlacez-vous)

pour qu’enfin

une figure qui se meut

me regarde, elle qui par une beauté,

entretient la mort

de la poésie

dans son placard blanc

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CARNE

2 Juin 2020

 

l’exactitude planétaire

dans le creux du sourcil

se penche rose au tabac

pour mimer mes gestes

quand je me branle

 

l’extraction

de la pierre de folie

 

n’est qu’une simple

simplesque attentat

qui vole mes mains

 

dans l’explosion record

de l’espace

et du mouvement en celui-ci

comme un corbeau vole

là-bas

c’est ainsi…

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Anoushka

31 Mai 2020

 

 

Mais heureusement la vérité du corps n’est pas un être visible

Rare est l’apparence d’un avant                   du bois

 

            Où l’on inscrivait sur l’écorce intérieure du

            Bouleau

            Des transmutations à

            Chaque hiver à

            Chaque automne à

            Chaque printemps à

            Chaque été cet avant du bois non encore effilé sur le bord du minuit

            Par un moine ou un barbare

            Un scribe ou un page

 

C’est le corps pur

Le corps avec sa compagne

L’ivresse verticale sous l’étoile

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Est-ce clair ?

29 Mai 2020

extraits du corps

adulte sa peau

nous voici verticaux

sous l’étoile

 

presque peaux

presque plages

presque sexes

presque chairs

 

plaie dépliée pour s’y faire

langue

tu souffles

tu piques

tu fais

 

la ruche est vivante

 

les mots

les mots déjà

 

faune

flore

presque dieux

est-ce clair ?


 

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Anoushka

29 Mai 2020

 

 

Mais heuresement la vérité du corps n’est pas un être visible

Rare est l’apparence d’un avant                   du bois

 

            Où l’on inscrivait sur l’écorce intérieure du

            Bouleau

            Des transmutations à

            Chaque hiver à

            Chaque automne à

            Chaque printemps à

            Chaque été cet avant du bois non encore effilé sur le bord du minuit

            Par un moine ou un barbare

            Un scribe ou un page

 

C’est le corps pur

Le corps avec sa compagne

L’ivresse verticale sous l’étoile

Dans chaque poumon ample lorsqu’on est sur la route du voyage d’une vie

 

-

 

J’envie les sachants d’histoires pour enfants dans lesquelles la nuit s’achemine dans le cœur de l’enfant

Lorsqu’il va dormir et songer malgré lui aux rites très antiques

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Le Parlêtre

29 Mai 2020

Quelle source du retournement

D

E

 

 

Ce big bang

 

Effectue 

l’inserre 

dans la batte de base ball

 

où la moindre particule devient

le théâtre

des enfants

 

où la moindre chevauchée dans

ce

fait du monde

ce fait 

excrématoire 

 

parvient a faire exulter la matrice formelle de la fiente de pigeon

 

rougissant

un parlêtre

s’enfuit dans sa communauté indivisible

et des références j’en ai.

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Lorsqu'on y tient à notre part du gâteau

29 Mai 2020

Parfois on tient quelque chose qui nous semble essentiel et qui dans sa propagation sur la feuille s’exténue à ne rien dire. En persistant dans l’écrit on se rend compte que ce qui nous semblait essentiel ne l’était que pour chacun, un à un et non chose intérieur. L’espoir qui vient ensuite cette perte est qu’elle touche par son renversement, sa réciprocité entre le poème et la parole sur le poème une bonne dose d’héroïne sur la cuillère, l’idée d’un bon poème chaud et liquide et revient l’essentiel, la piqure attendue qui nous rapproche non pas du plaisir mais du jouir, s’évaporant dans un mystère duquel aucun brasier ou feu de joie ne peut refléter par sa flamme en miroir.

Ainsi il y a un poème sur poème. C’est déjà ça. Mais pas tout à fait.

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Ma grand-mère

25 Avril 2020

denise disait aux merveilles

le transsexuel moisi

qui me prend la tête

lorsque j’allume mon noyau

denise disait à tous

rien ne vaut la malédiction

 

il ne vous aime pas

elle disait

il ne vous aime pas

il veut vous faire du mal

 

alors 

ma mère et ma tante

elle moisissaient dans le nuage de la cervelle

elles moisissaient de mourir 

elles moisissaient comme des feuilles

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Réfléchi poétique

20 Avril 2020

La parole consiste à encercler les pierres.

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15 Avril 2020

La maison brûle

L’homme brûle dans la maison

Le chien brûle

Les enfants et la femme brûlent

Le jardin brûle les fontaines brûlent

Le temps brûle passé et futur brûlent

 

La duplicité brûle

La canette brûle

Le matin brûle

 

Pourquoi regarder sans cesse là où il n’y a rien à voir

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