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Articles récents

IL L'APPELLE LE VOCIFÉRATEUR DE PATHOS

3 Mars 2024

mais peut-être que je suis quelqu’un

je suis peut-être un poète

puisque je ne laisse pas aller tranquille

ma parole 

mes mots

mon amour tout entier

 

 

 

 

 

 

 

à venir dans le ridicule

que d’écrire des choses qui nous sont propres

je suis peut-être un poète

puisque je ne laisse pas aller sereinement

 

 

je signale ma passivité extérieur

en moi, je serais poète ?

une petite intensité 

de poésie perpétuelle

alors que je ne suis pas dedans

alors que je suis chaque poème

en même temps

comment écrire autrement

 

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Le signe égal

3 Mars 2024

L’événement de la journée

Un mot de rien

Un mot de si peu de choses

Un mot qu’on enlèvera

Un mot trop sourd

Un mot inaudible

Un mot en retard

Devant moi

Un mot

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Expo delacroix 2018

31 Janvier 2024

Expo Delacroix au Louvre

 

Delacroix à Baudelaire «vous me traitez comme on ne traite que les grands morts »

 

Journal de Delacroix 19 avril 1824 : « La gloire n’est pas un vain mot pour moi. Le bruit des éloges enivre d’un bonheur réel »

 

ESO

 

La Grèce sur les ruines 1826

 

L’hellène

dans un vase brisé

l’empereur moyennant son double

est en lui-même son idée 

 

Lithographie. Macbeth consultant les sourcières 1825

 

elles voient en son œil un œuf à féconder

une pierre à ramasser

 

Lithographie. Méphistophélès apparaissant à Faust

 

et le noyau

jamais, fusse-t-il 

plein de plastique

plein de pollen

ne rira dans mon cœur 

 

Mood de l’expo

 

Et des brosses pleines de poudre de cocaïne

s’agitent dans la main enculante

 

 

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CROIRE ÇA ET CREVER, PAS JUSTE, PAS NEIGE, PAS REVOIR (Poème : 2017)

31 Janvier 2024

ma vie est un coin de terrier

et ceux qui s’en entourent

perdent quelque chose

mais dans cette perte

il y a quelque chose qui 

se met en place

qui remplace 

qui remplace et saisit

une chose comme

une trainée de lueur

que je soutiens, moi,

là-haut

 

ma vie n'est pas un dialogue

ma vie on on veut dire quoi là ?

sans yeux ni main

car ceux qui décrètent 

me connaître 

sont inhumains

puisque jamais j’fête

le couteau le roi

puisque jamais ma tête

perd de vue l’autre tête

celui qui s’entoure

sensible au sensible

 

ma vie et une bible

ce n’est pas un toit

je dis : je vois

je vois : j’exulte 

ceux qui s’entourent

de la pointe héritée

ceux qui s’en entourent

n'en sont pas protégés

sale naturel le conscient s’émeut s’amourache s’étire dans

le cul du soleil absent

terrible plâtre la maman est l’objet vie

le seul idiome vit 

scrute le spectre habitant mes mots

je suis une base logistique d’objets qui rendent

raison à X°

terrible potentiel le surmoi se lasse comme le cœur 

chance-cœur 

terrible marâtre première au concours de bisou

 

° : potentialité

 

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NO GO ZONE //

31 Janvier 2024

La poésie s’occupe de l’art de continuer. 

 

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LIT DOUBLE

31 Janvier 2024

je préfère l’espace au temps

 

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Mot du matin à Eva

22 Janvier 2024

Ma petite souche,

 

Mouna dort devant moi, quelle fatigue, ta désertification, toi nomade entre le bon et le bonheur formé de parole : cela, ce pur profil c’est cette connaissance et c’est certainement ton nez que j’ai vu de côté en venant te veiller, pur profil qui t’es glissé dans ce monde entre deux sourires toi le nom de ma douceur de ma violence, qui monte dans l’air de l’insomnie et qui n’a pas d’ailes : toi dans moi.

Le canon a besoin de poudre et j’essaye d’en parler ici : rien à dire. Sauf, peut-être, j’y pense en écrivant : la douceur de ta compréhension, je ne la néglige pas, je la vois. Qu’importe la quantité ou les conséquences dans lesquelles on descend avec humour : c’est un bordel pas possible ! Ce qui est ironique là-dedans provient de la jouissance, qui remonte au contraire au principe…tu sais ma mère… et blabla…j’en ai marre et je me gausse…

J’aimerais que tu n’aies pas l’effroi, le sentiment où le coeur ne peut plus procurer la pression nécessaire pour le cerveau pour concevoir pitié ou rancune, colère ou anxiété pour quelqu’un que tu aimes ou simplement le pense (qu’importe il sera toujours temps de lier nos secrets avec le sang). J’en ai brisé… mais quoi ?

C’est dit.

 

Et toi ma parole, celle dont la parole sera ma pure invention étant la vie-même.

 

Je pars à l’Orangerie, je serai de retour tôt. Ne t’occupes pas du bazar, je rangerai. J’ai beaucoup travaillé, lu. Et lorsque je t’aurai raconté comme tu me vibres d’ici et là musicienne, si juste, si pertinente, si occupée par la morte érotique que t’échoit, lorsque je t’aurai raconté pourquoi “n’avons pas décidé de lever le bras lorsque nous levons le bras” tu connaîtras, je l’espère d’étranges hauteurs, lorsque j’écoute tes chansons, je comprends ce que veut dire ce syntagme de Demangeot “un jour, buter, sur la profondeur.”

Je m’en vais comme celui qui s’en va, pour revenir aussitôt et t’embrasser dans tes os saillants. 

 

Je t’aime

 

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Pour Etienne. faut pas déconner avec buk mais j'ai tenté

22 Janvier 2024

L’illusion 
étienne 
c’est pas
que t’es en train de lire un poème 
la réalité c’est que c’est plus qu’un poème


c’est un fusil braqué sur 
un
sanglier
c’est une tulipe
c’est un kaddish
c’est toi sur 
ton
lit de mort
c’est une
buanderie
c’est baudelaire qui s’éclate
à nous voir nous mettre des obus à la crème de marron
lui 
six pieds sous terre
serein
c’est le petit sexe d’un homme musclé
 
c’est aussi, une de vision de hippie
genre une expansion de l’univers
ou
une contraction vaginale
les mots tiennent
tiennent
ils te reluquent

/ LE mAUVAIS pOÊLE)
(j’ai le lieu
liant loué

pour peu que je naisse dans
la stratosphère
pour peu que j’ai déjà
acquis la certitude
que mourir
n’est qu’un court sommeil)

c’est pas un foutu Poème
ça pète, ça craque, c’est la déglingue qui te fixe

c’est
c’est le cirque de satan
c’est ma mère crevée 
et la tienne 
aussi, ‘fin
si j’ai bien compris

c’est Pierre Tilman qui parle horriblement mal
de la poésie
et qui
crâne
à
75 ans

non t’es pas en train de lire ça
sur ton écran
les mots te regardent


l’écran
te lit

feel it ?


c’est comme un python
un aigle affamé

ce n’est pas un poème 
les poèmes 
sont débiles

ils endorment comme des anesthésistes  
et réveillent aux moments
les
plus cons
les moments où ils devraient avoir l’existence
dans leurs poches

ces mots te forces à une nouvelle folie
à une nouvelle mort
à te foutre en l’air
à avoir la connaissance du soir
comme Antoine d'Agata
(l’a t-il ?
et si un regard pour d’Agata en lui le noir
toi, toi : sur le palier de ma porte

“fascination, ouais, ouais…”

tient une façon que j’ai d’être fasciné

(Dans chaque mots je saisis la trahison, une trahison pure 
                            Le Tu 
                            voile
                            je ne
                            je ne
                            je ne n’aime
                            je ne n’aime
                            je ne n’aime que toi
                            je ne n’aime que toi
                            je ne n’aime que toi dans la saleté
                            je ne n’aime que toi dans la saleté

Si tu poursuis la maladie je poursuivrai 
au
ssi.
mais les chants de mes hivers non je n’ai pas pleuré non
                j’ai saisis le trahison
                            et je vois le monde dans ta bouche
                                    il rétrécit 
                                             dans ta bouche
                            et je vois le monde dans ta bouche
                                    il rétrécit 
                                              dans ta bouche
                            et je commence à pourrir
                                    à regarder ta bouche
                                        dire des saletés
                            et la trahison Le Tu
                                        dit des saletés)
                                

                                        


t’as été sanctifié
t’as été puni comme chacun connaît le nom de la mort

ta as pris les gens qui crèvent
au polaroïde 

mais 
toi tu ne les vois pas vraiment nettement
tu ne les vois pas

ce sont eux plutôt
qui te
voient avec
leur chanson que tu déshabilles
et leur silence nés d’un oiseau 

tu peux mourir maintenant
tu peux mourir comme
tout le monde sait mourir

brave
victorieux
écoutant la l’horreur
éteignant la musique,

ouais

une saloperie de poème,

rugissant
rugissant
rugissant.

 

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AU BOIS ET AU LAIT, BUS SUR LA FALAISE EST PAREILLEMENT ASSISE SUR SON OS

12 Janvier 2024

Te forcer sans
T’effacer 

Déguenillée dans l’éclaircie
de la plaine, à réduire,
réduisant tu disparais dans la vrille
et son pauvre voeu-coeur

Ne pas commencer pas Je
alors il travaille. A réduire. Il use
du bout de bois, du clou. Abuse
de l’appétit du clou. Abuse de l’obéissance 
Du bout de bois, l’écorce 
Gratuite et le bois s’attache au bois forage-foirage dans le coeur
Te forcer à réduire en bouillie 
mes nouilles dans mes entrailles

Manger : il dit manger et partage
D’oeuvre non, d’une commissure
D’amour. Oui.

Retiens le bois en toi.

Fais en une tombe à l’envers

Force est de constater :
non-plaire/non-plaine

mais falaise sur un os

force moi, tombe moi
de toutes faces, l’appétit 
l’appel de la forêt 

et te forcer à l’avalanche
cette éboulis : ton corps
comme ciel simplifié

Autour de la terre, d’un voyage
du feu de bois, 
A écorce gratuite, creuset
a perpet’

l’herbe, la falaise qui ne se sait pas
Par coeur et on s'en bat les cheveux

et les reins

sec sexe, ton

l’herbe : ce lait, bois-le
matin, lait de l’aube
bois le,
il se disperse en fumée
rattrape l’os qui s’effrite
Bois, bois, je te donne a me séduire
l’art de faire, de boire et de défaire 

la falaise lorsque j’appelle
le mot demandé
bois-le


Le macro-falaise est rongé lorsque
Je perds au jeu de ma langue pour friture
Céleste, jouer à jouir
Hué par sa pucelle et son alcool

Ton corps-pendentif-bois-falaise-os
Accroche mes yeux de porc
a son auge arrimée par la mort

Inquiétant quêteurs dehors.

On m'a dit de t'aimer, 

non en de rares occasions,

s'effriter jusqu'à brûler l'os.

Maintenant tais-toi et mange.

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À LA RÉPARATRICE AU SCALPEL, C'EST UNE CONFIDENCE, NON UN SOUCIS

12 Janvier 2024

 

à ton éveil lent

bu tes yeux

bu l’organisme

il allait mourir

n’ai pas vu la vie

bu ce que tu rejettes

bu agenouillé notre objet

il allait imploser debout

bu ton sexe

bu la poésie ainsi

il allait faire mieux

alors j’ai bu j’ai bu j’ai bu

 

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