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Articles récents

On est tous un peu des Marc Levy

5 Janvier 2020

J’ai du mal à respirer. Mon thorax se comprime. Mes poumons s’amenuisent. La vie est perdue.

Pourtant il reste l’air qui passe par le cœur, celui-là n’est pas matériel. N’a pas besoin de ma physiologie.

Il me maintient à un niveau d’accessibilité poétique.

Je suis Marc Levy.

Non je suis Antonin Veyrac : je brûle tête, je fais des coups du lapin poétique, j’arrache les crocs des lions. Tout ça pour écrire des poèmes avec les résidus d’animaux.

Un voisin est venu me donner son caca dans un sac plastique vers 6h30.

Au début je n’ai pas compris, j’ai examiné l’étron. Puis tout à coup la coulée de merde m’a fait rendre compte d’une chose.

Que malgré tout, on est tous un peu des Marc Levy.

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Fils de pute !

5 Janvier 2020

« Fils de pute, va » cria-t-il lorsque 10 mètres plus loin je ne lui avais pas donner de monnaie pour sa 8.6 de 13H. Je me suis retourné furieux, et je ne lui ai pas explosé la gueule. Je l’ai embrassé comme une mère embrasse son fils lorsqu’il né et je lui ai donné 2 euros 50. Puis je me suis retourné et je suis parti. Le mec m’a retraité de fils de pute. Je me suis retourné et je lui ai à nouveau donner un baisé et 2 euros 50. La troisième fois il ne dît rien. J’avais l’esprit tranquille, je n’aime pas me battre et ma mère est morte. Je suis une vraie tapette orpheline.

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Ce matin très tôt

5 Janvier 2020

J’ai, ce matin, très tôt, cherché les mots pour exprimer le vrai de mon existence.

Ce fut un échec. Seul me venait le regret de la coke, l’envie de l’alcool, la tristesse d’un amour perdu. Ce matin très tôt j’ai cherché les mots dans la salle à manger de chez mon grand-père le café se refroidissant. Ce matin très tôt j’ai cherché les mots pour dire la nuit. Mais rien rien rien

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Ma vie de merde

4 Janvier 2020

Hier, au lit, Raphaëlle m’a dit qu’elle n’avait plus de désir pour moi. Certainement par ce que je n’en ai pas pour elle. Les médicaments, ou mes hormones, ou ma sexualité me font vivre un cauchemar. Car j’aime Raphaëlle mais n’arrive pas à la satisfaire sexuellement. J’ai acheté du viagra, ça a marché. Mais je ne peux pas compter dessus tout le temps. Je suis triste, malheureux de rendre cette histoire d’amour vacillante jusqu’à son point d’arrêt qui est ce non-rapport charnel.

Je n’ai pas besoin, personnellement, de faire l’amour à Raphaëlle pour l’aimer. Je l’aime et c’est ainsi. Et il en sera ainsi jusqu’à ce qu’elle me quitte comme les autres. Non pour la cocaïne ou l’alcool, mais par le manque de ma libido. Je ne peux rien y faire. Je suis foutu.

Dans le trou de l’amour, qu’il faut remplir et remplir. Je n’ai plus de force. Je bois beaucoup à cause du stress de l’école et des dits sur œuvres.

Je voudrais que tout soit plus simple. Qu’il y ait en moi des forces pour baiser et étudier et écrire. Mais je n’en ai plus beaucoup. Je tire sur la corde. Je me lève tous les matins à 5 heures pour travailler un peu.

Je suis amoureux de Raphaëlle, bien dans mes cours, heureux des prochains tests de dits sur œuvres. Mais n’arrive point à m’en contenter.

J’espère que le cœur de Raphaëlle se contentera de ce que je peux lui offrir.

Hier par exemple je lui aie acheté chez un bouquiniste La part manquante de Bobin. Je lui ai payé un brunch, des verres.

Il me faut apprendre des dates pour les cours. Il me faut aussi apprendre des dates sur le début et la fin prochaine de ma relation amoureuse.

Je suis confus. J’écris ça comme on jette une bouteille à la mer.

Je ne sais pas, je ne sais plus. 

Je voudrais la toucher encore un peu.

Avant qu’elle s’évanouisse et que je l’oublie dans un dossier word sur l’archéologie égyptienne.

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Publié depuis Overblog

4 Janvier 2020

Dégager la logique des mouvements aberrants

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L'oreille de la bête

4 Janvier 2020

 

J’ai l’oreille de la bête, elle entend tout : le cœur de la bête, les mastications de sa mâchoire, les mouvements des mains de la bête lorsqu’elle écrit, les replis de graisse qui se dandinent, la fabrication de son enfant, les pas du grand-père de la bête, la radio de la bête, le netflix de la bête, les hallucinations sonores de la bête, l’eau qui coule dans les entrailles de la bête…

 

Il manque à la bête l’acoustique du cancer au ventre de la bête.

La bête n’entend finalement pas tout.

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Réfléchi pour écrire

3 Janvier 2020

 

Après avoir écrit un poème logiquement structuré

Il faut quelques gouttes d’arbitraire et un chouya de folie

Pour lui donner l’épaisseur qu’il doit avoir pour se maintenir

En tant que poème

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Entre donc "Nom"

3 Janvier 2020

Entre donc « Nom », fais espace

Dans notre pièce

Nous, à peine

Et c’est dire,

Victimes de la matière

La peine de ne pouvoir 

Faire l’amour

De cellules en d’autres cellules

Un masque : la Fin

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La séparation

3 Janvier 2020

A peine me suis-je tourné

Qu’elle n’était plus là

 

Le ventre bombé

N’était plus visible

 

Et moi j’implorais la plaie

De se recoller

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Hartung

3 Janvier 2020

Immobile 

Dans la chaleur immobile

Mais

Rien rien rien

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