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Articles récents

Jean Follain

15 Juillet 2020

Rester près du lit

Au cas où

 

Lire blanchot 

Au cas où

 

Y’aurait besoin d’écrire des saloperies comme Hank Buk

Je ne suis pas une racine

Mais la maladie mais la maladie

A Paris

Département Île-de-France

 

J’ai un contact chinois sur les hauteurs nobles de la noblesse

Il a une limousine

 

Sortez du rêve 

Je blanchis

A la craie mes poumons

Et ose un regard sur mes veines bleues

Mon portable fendue

Un esprit libre…

 

Mais si la brutalité existe

Je suis une ouverture niquée

Baisée

Salopée

 

Exister dit Jean Follain

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Publié depuis Overblog

15 Juillet 2020

Il y a une abeille défense

Des piqures auprès de la 

Cervelle

Combien ça fait en dollar ?

 

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du raz

15 Juillet 2020

Il y a des semblables

Des chevaux

Que la nuit cache et

Leur vitesse

Au galop

 

Me presse d’écrire

La nuit tombe

Et je ne cesse pas d’intervenir la station bipède 

Des monstres de silence ont envahi mes oreilles

Je ne suis pas un suicide

Je suis le suicide

 

Le problème du suicide est le suivant :

Rien que des petites poupées gonflées d’air pur de la montagne

Et Les Petits Chevaux de Tarquinian

De l’Irak corps constipé

Et la maladie de la peau

 

Ce n’est pas grave

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main

15 Juillet 2020

Ne pas avoir commencé à penser

Matin 

Heure grave

Et café

 

Ne pas avoir commencé à la percolation du rêve 

Son attention intime et bienveillante

Sur ce que dit

Le livre à venir

 

Je suis allé aux toilettes

J’ai creusé

 

Puis j’ai pensé à l’organique corps d’Antonin Artaud

Son impouvoirà écrire

Il écrit pas

Car il est dans le matin

Fuite 

Et Rivière mécompréhension

 

Maintenant je pense un peu plus

Voilà tels quels les mots qui m’aveuglent

Poubelles, pâtes et poésie

 

Je reviens vers la plage 

Je me couche

J’attends.

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l'aphasique et le big Vulvor

15 Juillet 2020

Si le signe fait défaut, l’aphasique lui, sourit. Pourquoi ? Car il ne mange pas de big mac.

Un big mac c’est le signe de la planète. L’aphasique n’est pas sur terre. Il mange des Big Vulvor. Dans sa teuté c’est trop bon. Les Big mook. Sur la planète Mook on dit que.

On dit que la légende dit un jour qu’on dit que. Que le l’aphasique ne mange pas de big mac. Car c’est trop gros pour sa petite bouche doucereuse. Donc on dit que. Et parfois.

La plante est maquée avec la bouche. Big rose et. Yapamoyendemoyenner tu manges ton big vulvor et tu fais pas yéche

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La danse

22 Juin 2020

Hier les gens dansaient

Ils obéissaient à jésus Jack Lang

Moi

Moi je suis

Resté chez moi

À regarder Pourquoi Israël

Et à lire Celan

Celan 

Disait

Danser

Danser

Devant

Le serpent à sonnettes 

Ils dansaient

Devaient danser

Obéir

Au serpent

Alors

Je me suis acheter des bières

Je suis descendu acheter des bières en pensant à ça

Ça me trouait un peu le cul

De penser à ma grand-mère morte il y a trois semaines

Elle qui n’avait pas danser

Cachée dans le tableau de l’Auvergne

Mais

D’autres avaient danser 

Dans ce qui est ma famille

J’ai bu ma première Leffe

Et je me suis dit que Leffe est allemand

Et j’ai repensé à ces corps dansants 

Mais je ne savais plus bien lesquels

Les corps soumis 

Ou les corps joyeux ?

Jack Lang

Ou la marque Leffe ?

Allie est revenue

Ivre morte

Et je l’ai filmée

On a pas baisé

On a dansé.

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Prière à Anoushka pour ma première fête des pères

21 Juin 2020

 

Lorsque je prie
À la ligne à l’extérieur du mythe
Je ne répond que : Refus
Puis je pense Radical
Aux yeux bleus d’Anoushka
Et je prie encore, radicalement 
Afin que le peintre que l’on nomme orage
Lui dessine
Une bouche
Un nez
Aujourd’hui, dimanche 21 juin il va pleuvoir et elle va pleurer - mais vite - je désire la pulpe de la pensée silencieuse
Je désire la couleur
Afin que ce qui fuit sans lumière
Radicalement 
Lui apparaisse
Et que ma petite enfant
Aie le choix 
Entre la couleur courbe et son empiètement 
Et le dessin errant ligne brutale elle me haïra 
D’avoir écrit des choses comme ça 
Elle est aveugle
Dans la vie comme dans les images

J’étais parti au café noir du service en terrasse
La laissant brasser dans la piscine ses yeux bleus - on m’a dit qu’elle serait peintre - on nous l’a dit à deux

J’étais parti au café prier avec l’encre
Et quand je suis rentré 
Ses mains ne s’agrippant qu’à la lumière
Avaient, sans pinceaux 
Colorées sa chambre entière 

Ma prière je ne la connais pas
Je sais ap c’est quoi
Ma prière dans cette ligne a l’extérieur du mythe 
Je crois savoir que c’est les yeux Anoushka
Puisque en cette prière je me déchire d’écrire
Comme elle avec cris 

Non que je sois romantique
(Je les hais)
Mais ma prière ce matin
Au petit jour pour mon enfant
Pénètre ses yeux aveugles

Elle sera peintre qu’on m’a dit
Sauvage
Je touchais ses yeux
Ils brûlaient encore de sa naissance

Anoushka par sa couleur d’un être de deux mois 
A prier bien plus que moi 
C’est simple elle a trempé une main dans la gouache bleue
Et s’est dessinée ses propres yeux

Je quitte le poème
J’ai fait ma prière à l’extérieur du mythe
Là où Anoushka n’est pas
Elle grandit tellement vite
Et je vous assure qu’elle n’a que deux mois

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FONBLAR A NICOMAQUE

18 Juin 2020

Vu

Vu

                                                           TROISIEME « TIR AU FUSIL »

 

 

Vu

Au Pain Quotidien

Ça lèche

Je lèche le 

Canon

Ça lèche

Canon

Canon

La cigarette dans mon poumon

 

 

Ca lèche les alvéoles

Aussi loin que les mains

Ancien sur la plate

Au Pain Quotidien

Je me rend petite menotte

Le petit bout de plomb

Te dis

 

 

 

Que tu es belle !

Oublis !

 

 

Enfin, enfin, Antonin, regarde-toi. Tu écris ce qui pousse

Tu donnes à manger

A ta coquille pleine

Avec tes petites touches

Minuscules

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Le Déclaration Phallique 

18 Juin 2020

Je lis phalliquement pour avoir le phallus pour qu’on ne me dise pas chut pour que je ne sois pas du côté de la soumission pour que je ne sois pas du côté de la femme mais de l’homme tel que j’apparais à moi-même je range du plexiglas j’ai des armées de casques de podcasts j’ai une bibliothèque je suis le bibliophile puissant je dis la vérité contre la vérité je m’exprime dans un tremblement de terre je n’achève jamais mes phrases elle sont toutes ouvertes et fermées à la fois mon corps a un sexe je montre ce sexe aux gens de facebook et d’over blog je fais de l’escrime je suis exprimé par ce que je lis ce que j’entends je fais œuvre grande œuvre je m’engage dans la partition de musique dodécaphonique compliqué je parle au-delà je jure je promets je n’admets pas avoir tort je suis une bombe et lorsque j’explose je n’ai plus de salive à mesure que je m’exprime théoriquement bien je n’essaye pas de trouver je trouve je suis une bête qui mange de la viande avec la parole je range les mots en lieu sûr je n’écris pas au tableau je sais déjà je suis en avance sur le temps je ne rigole pas de mes blagues car ce ne sont pas des blagues mais des énoncés vrai ou beau je ne suis pas un transsexuel je ne suis pas une femme je suis en possession de mes moyens je suis nerveux le corps est nerveux mon corps explose de mots jaillit de moi de la lave je suis l’etna en soirée je prends le contrôle du domaine privé au déjeuner je prends le contrôle sur le domaine privé j’insiste mon monde pour être phalliquement doté j’ai un phallus je l’utilise je prends compte de moi dans l’espace je prends ma chair au sérieux j’irrigue mes veines d’art brutal je suis un lutteur je suis un monsieur je suis un poète je sais que je suis un poète puisque c’est moi qui prédis s’il il va y avoir beau temps ou sale temps j’habite la forêt dans les plus hauts arbres je touche avec les mots de nuages je connais le maniement esthétique de la glaise je fais œuvre sculpturale je m’interdits de m’interdire j’éructe de la vérité pour ne pas sombrer dans le chaos de mes pulsions je dois aux dieux d’être ce que je suis je ne suis pas personnel les livres me l’apprennent je suis universel au café à une fête à un dîner le matin le soir le midi je suis le vrai je ne tombe pas je m’exerce à ne pas tomber je ne cache rien je suis tout entier le moyen de parvenir à mes fins je suis pervers je veux avoir raison je ne veux pas être soumis car je serais castré je note ce que dit le monde c’est-à-dire ce que disent les gens autour de moi je me double d’avoir raison mon double est phallique moi je suis la parole qui parle le phallus je ne suis pas angoissé je suis nerveux je suis de la bagarre je m’éternise dans les mots les signes les sons les gestes les feuilles les arbres les nuages je sais que je peux écrire de bons poèmes comme des mauvais mais ça je le sais moins je suis un orage je suis une aurore boréale je suis le commandant en chef je suis le vent qui caresse sous les chemises l’été.

C’est un peu triste tout ça.

 

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Comme une éponge

18 Juin 2020

Le ciel sans nombre
revêt son chaste phallus
                                      dont le bout gore de sperme


pé-
netré par l'aiguille de l'heure
                et
             au loin
            une figue  vaginale


 

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