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Articles récents

L'amour la poésie

12 Mars 2018

 

c'est croire un peu écrire un poème

c'est voir l'encre sur le cahier un peu

comme un habit qu'on enlève pour

faire l'amour encore un peu comme de l'amour

encore un peu l'amour sur du papier

c'est être amoureux c'est faire l'amour

un peu un tout petit peu

c'est mettre des lettres puis des mots

puis des phrases des habits qu'on se fait

enlever c'est croire un peu

c'est être présent à l'amour

c'est voir comment ça marche tout ça

c'est croire au poème

au moins à lui

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J'AI MAL AUX MAINS

12 Mars 2018

 

 

J'ai mal aux mains

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12 Mars 2018

il cherche une amoureuse

cela déteint sur la France

il creuse

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Réfléchi

7 Mars 2018

Je suis une bête, un nègre. Je ne puis m’exprimer, je ne peux vous donner mes raisons.

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Le premier étage d’un immeuble de la rue des Grands Augustins

7 Mars 2018

 

Une grande tour mais plutôt un point de vue ouvrant sur de

Grandes espérances : remplir par les mots

Les béants possibles de l’instant.

 

Une vision :

 

La fenêtre ouverte sur le passé,

Différents temps surpris par un futur qui n’est pas encore né : gît le prof de fac

À quelques mètres seulement.

Où, vitres closes, il écrit patiemment

Sur ce qui ressemble être un bureau, étroit, disposé entre le canapé

Et le mobilier de la cuisine.

Car je sais qu’à l’intérieur c’est comble, les copies des élèves lui imposent

Cette altérité qui jamais ne se rend : son fils et dans la salle de bain à droite

En caleçon ; jamais les lunettes du prof et le corps du fils

Ne seront des objets inclus en ce qui va de mon être.

Jamais.

 

Pourtant jamais ne périra en moi

Le goût d’être un autre.

Jamais car ces deux êtres sûrement purs en tous les cas par hypothèse

Me rendent à cette vision, ce flash

De l’autre que je ne fus jamais.

Celui-là qui s’imbibait de la nuit, prodige de la démence,

Influençant les différents temps,

Incomparables parmi les incomparables, l’autre que je connaissais 

Et qui ne m’a pas laissé vivre.

Pourtant il est là, sur les grands murs blancs de cette cour. Son ombre

Le trahit.

Il est ici allongé sur le canapé non loin du prof de fac,

Désirant un père, désirant un petit-frère.

Désirant à jamais.

 

C’est là qu’est la beauté de la situation.
D’avoir aperçu, dans cette vulnérabilité et dans l’impermanence

De ma raison

 

Le paysage paisible d’une rassurante immanence

Embrasant d’un trait de feu ma mémoire :

Le souvenir de mon père, de Diego ;

De Marie et moi, enfant ivre,

Enfant heureux,

Enfant que je fus.

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6 Mars 2018

 

parfait de l’air

comme l’on discute de la peau

je devance d’une seconde l’orage

 

et les plaques rouges dans le ciel

m’ont déjà demander comment je faisais

 

j’ai répondu :

retenir

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MON AMOUR S'APPELLE ANTONIN

2 Mars 2018

Les gens qui essayent de se fixer un sort quand il n’y a pas d’autre issue que la mort, les gens qui écrivent en croyant bien faire. Tout ceux qui ont des points de repères, tout ceux qui écrivent pour être sûr de leur coup, tout ceux qui ont déjà imaginé la fin de mon poème avant même de l’avoir démarré

- sont des porcs

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ANTIPOÉSIE

2 Mars 2018

Faire déborder la mer

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2 Mars 2018

la souffrance ne fait penser qu’en

angle morts

volons jusqu’à l’extrême étoile

pour perdre tous les angles

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LA RONCE

28 Février 2018

Un soir où j’étais égaré par les phases de la lune je la vis dans un coin de maison. Il faisait froid, un froid de solitude. L’histoire touche la bouche du défunt. Je ne narre pas. Je fais place. Un soir égaré par ces phases. Je la vis. Habillée de vide.

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