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feuilles j’ouvre ta fenêtre au bord
d’une plaine de feuilles
feuilles
le feu est d’eau la pierre est un os
il trébuchât sur une bouse
de feuilles
collé au gouffre
il parlait dans un saccage un été
tout été est
un creux de vie
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Receuil ERWIN BLUMENFELD
Sans titre (Autoportrait dans une boule argentée)
le sourire des veines
ta main c’est la mienne
et ton souffle et ma haine
au sein de la boule la scène
C’est qu’il y aura un jour
des miettes de moi
à côté des tiennes
Sans titre
Ma mémoire dans un placenta
le trou
si riant voilé poilant
même voile du péché
d’Emmanuelle
Il y avait et il y a déjà
que j’étais
déjà né
SANS TITRE
Et voilà
c’est fait
C’est grossi
c’est proche
Dans l’heure
revisitée
plus besoin
Voilà
c’est dit
loupe macule
la rampe
Et voilà
je suis
dans le Besoin
Ce n’est plus remis
à Demain
C’est remis
à avant
Avant
que les mots
soient loin
SANS TITRE - SCRIBÉ PAR MA CAMILLE
I.
Fev 2014-03
Dans cet accueillir qu’est l’espace
Tout tourne reste en place
Tout est incommode je ne peux puiser
Je suis mort
dérivant
variations
procédures directes
J’existe. pour sûr patate frontale
II.
J’existe dans ce qui m’est autre
Vous savez je suis de bonne foi
Nous sommes enfermés menotés cagoulés
- Rouge fixe -
Par les mains de personne
Dans l’infinie présence de l’adieu à la matière
Qui dure
et fait sa séance
Plénière
III.
La nuit est une blessure qui ne cicatrise jamais
Elle revient tous les soirs
Sans avoir cautérisé
Ainsi, comme un chien mural
Attendant bêtement
L’os de la nuit
Devant ce mur à peine éclairé
J’étudie
J’étudie des possibilités
Les mortes
Les mortes, ce matin, ont parlées.
Lorsque tous les ports de Paris sont vides, alors quelque chose s’ouvre. Cette chose. C’est lui. Cette chose. C’est la mer des lacunes. Il a bien entendu les deux mortes qui partaient. En quittant le lieu, alors que le soleil s’ignorait lui-même, il s’est estimé capable d’écrire. D’écrire sur leurs bouches l’incompréhension. L’incompréhension du geste.
Il reste des os. Il reste encore un peu de matière dans l’océan vert. Pourquoi mille fois il s’est estimé vierge dans un océan ? Pourquoi cent fois il s’est estimé absent des grandes cales ? Et pourquoi il entend encore le cri invisible des deux mortes ? Le cri du visage, le cri des pénétrations. Entières. Glacées. A jamais munies d’un couteau pour réouvrir les plaies.
Il s’imagine que le temps est une ombre, et que l’ombre parle lentement à ses mains, qui tapotent sur le clavier pour ne pas avoir à se branler.
Il s’imagine que les souvenirs faussent les lacunes. Que la mer est belle, quand on ne la regarde pas.
Les amours
et tu ne verrais plus, déserte
que nos torts, s’agitent
dans la précision des foules
encore, hier l’air gras s’est manifesté
dans la peau du ciel...
Et, mourra-t-elle ?
Cette nuit à moi-même
et tu ne verrais plus, déserte
la blouse des mots
cette précision de tes yeux
sortis du train
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si pour finir tout doit être
dans cette à porté de
risque
la différence de beauté
Y a t-il des origines ?
le temps passe
et je vis pour aimer
MONA HATOUM, HAIR NECKLACE, 1995
le piège de l’instant
que l’on que je
abrégeraits
entre épingle et son
détaché maman la terre
est plate maman
on s’est trompé
Dans le bus
Ce temps est une oeuvre
d’art Mille langage
s’inscrivent
dans le temps
Mais pas de lieu
juste cet art
inquiet
qui autorise
les paroles
qui
est
permissive
mais sans lieu non
ni îles ni montagnes
ni rivières ni plaines
Juste une inquiétude
Qui me permet d’exister