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Articles récents

Entendu au café de Château Du Loir

30 Janvier 2018

 

« Tu pourrais me rapporter le carnet de commande steuplait »

 

         Le steuplait vient comme un poème enveloppant l’amour quotidien d’une femme dans le commerce et le commerce de son couple

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Réfléchi

30 Janvier 2018

C’est les mots qui déplacent les choses et non le contraire.

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Réfléchi

30 Janvier 2018

 

 

 

Lorsque je travaille, j’étudie. J’ai le sentiment que les failles essentielles de la poésie me permettent, en y plongeant mon corps, de sauver mon esprit.

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Écrit sur oeuvre : Lhermitte – Les Halles – 1895

29 Janvier 2018

 

Fraicheur de l’esquisse préservant la virtuosité

des expressions

la foule cependant laisse sur sa faim

 

Au fond, Saint Eustache, l’église me rappelle des moments antiques.

Mule inutile que j’étais à porter du vide.

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Sans titre

29 Janvier 2018

suer intelligemment

 

                  veut dire être smart ?

 

puisqu’il faut croire comme tout le monde

à un lieu

une surface

 

j’éructe du savoir

du liquide profond

qui meut vos mémoires :

                 

                  « est-il un homme ?

                  « est-il un arbre ? 

                  « ou même, sa racine ? En lui-même sa racine, ses pieds ?

                  « non il vomit des petites filles... "

 

 

 

                  j’ai trahi le monde

                  j’insiste ton oeil 

                  

 

il vit décapité sa tête est le soleil

                  / Apollinaire /

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C.Colomb

29 Janvier 2018

cap sans le compas

colomb

pour le voyageur sans possible

en lui sans accès

sans dire

sans limite

son cœur résout la mer fendue

jamais

toujours

il vit

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À ma mère. Janvier 2018

29 Janvier 2018

Ne touche pas les morts

Même s’ils pleurent

Ils sont inconsolables

Et tu le sais bien

 

*

 

Les feuilles sont tombées

Lorsque je suis né

Restaient deux marronniers fragiles

Et je vous aimais sans le soupçonner

Vous souteniez un monde

Le monde peut-être

 

*

 

Tu avais l’âge que j’ai aujourd’hui

Tu étais ceinte d’une couronne d’or

Et armée d’un majestueux glaive

 

*

 

Pourtant tes feuilles manquaient

Les marrons pourrissaient par terre

Comme ceux des allées de Sainte-Anne

 

Il n’y a pas d’image pour décrire

Il n’y a pas de mot pour penser l’origine

Et je jette un caillou dans le puits

Et attends désespérément le bruit qu’il pourrait provoquer

 

*

Dans les années et les secondes

Tu m’as donné ton glaive

J’ai écrit

Aussi, tu m’as donné la couronne lumineuse d’un grand-père

Et de son obscur et pourtant pénétrant souvenir

Peut-être sans le faire exprès

Mais l’acte, par un heureux hasard a été commis

Et ceci est indescriptible

 

*

 

Tu m’as appris à faire ce qui comptait pour moi

Et voilà le printemps

Comme un poème qui connaît le silence des choses

 

*

 

Lorsque je mourrai

Le vent sifflera encore

 

*

À ta mort je coudrai l’étrangeté de

 Ce qui participe à moi

En moi

Et au silence

 

*

 

Quelque chose comme un bruit

Un bruit de caillou qui tombe dans l’eau

Se fera finalement entendre

Il sera l’heure pour moi d’imaginer des transparences

Pour y voir plus clair

Pour t’aimer comme on aime un caillou

Un nuage

Avant d’aimer la vérité

 

*

Quelqu’un a fait sonner un mot

Trop tard peut-être

Mais le bruit fut exact sans nul doute.

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Terreur

29 Janvier 2018

D’un point particulier

J’envisage le tout de mon existence

Et point en face de moi la terreur

Particulier car à chaque fois renouvelé

Dans son sourire

La grandeur de ses yeux

Renouvelé en tous points

Et pourtant scrupuleusement, du reste, le même visage

 

Je me tais

Je vise avec mon intelligence

Les rides de son visage

Et découvre que c’est moi-même

Qu’il n’y a aucune différence fondamentale

Entre ce visage que je regarde

Et le mien que je vois dans le petit reflet de ses yeux

 

Tout est pareil

Tout vient à mourir dans le ventre

 

Un rien

Je suis

J’étais

Je serai

Un manque à la vie

Une course stellaire

Une vie sans harmonie

 

Quelle est la qualité de la terreur

Qui en elle-même se raffermit ?

L’abandon à elle

On s’abandonne à la terreur
Comme l’on regarde la tête de la méduse

 

Je durcis

Car c’est toujours un commencement

 

Comme un fils

Qui recommence à chaque fois

La partie de carte avec son père

 

Je noue mes fibres stellaires

À l’irrationnel de toute entreprise d’appoint

Faire avec le déraisonnable

Le vivant

Faire avec le soleil

Faire avec la terreur

 

Un moment donné dans

Le tout durcissant de la vie

L’angoisse animale

Qui provient du profond de la haine que l’homme connaît

Que l’homme sait abattre sur lui-même

Sur l’inconnu de lui-même

Avec le sourire en coin que le paranoïaque reconnait

Comme précipité rouge de la classe de physique-chimie

Précipité de sang

Et d’autres élèves

Se cognent dessus

 

Un moment donné dans

L’abject raison d’être que d’aimer

Un tout

Ou un particulier

Sang nocturne

Chair du jour

Chair diurne

 

Un semblant d’aimer dans le parterre chewingumeux

Une raison d’être là à l’angoisse mêlé de sang

Et dorénavant

Et depuis toujours

Et à jamais

L’angoisse du sang qui a durcit dans la classe de physique-chimie

 

On écrit

À l’avant de la circoncision

À l’après de la première fois

Au moment du mime lui-même que de faire semblant

Faire avec

Avec le tout raisonnable dans la terre meuble

Dans le peuplier d’automne

Où tout survient sauf l’hiver

Car rien ne survient à part l’hiver

Habillé de son manteau de neige

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On dit de moi que je danse

29 Janvier 2018

Parfois

Au centre d’une pensée

Une autre pensée point

En réalité

C’est plutôt une non pensée

Pensée comme pensée

 

Parfois on écrit

Sachant qu’il ne s’agit pas de cela

Qu’il s’agit d’autre chose

D’un centre du centre

D’un rien

 

On dit de moi que je danse

C’est vrai

J’imagine le corps

Seulement lorsqu’il danse

J’imagine mon corps

Comme une pensée

Une danse

Une béance

 

Un centre dans la pensée

Est la danse

C’est du rien

Enfin si, c'est quelque chose qui touche les gens

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Erik Satie

29 Janvier 2018

une note regorge d’épaisseur

Satie gnossienne

fut-il à l’écart

fut-il vivant et à l’écart

 

qu’est-ce que je note ?

ma mémoire.

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