Chloé la débile
Chloé c’est mon espèce de référent débile. Lorsque je pense quelque chose je me force à me figurer toujours un argument de Chloé, levé par le sens commun et médiocre, la généralité floue qui pèse et amoindri.
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Jure que tu ne le feras pas
Toucher l’espace de ma poésie
Briser les lignes et les arrêtes
Sucer les couleurs
Plutôt, fais-en un moyen
Réfléchi
Je lis poésie possible de Michaël.
À mon avis le poème n’est pas le chapitre du roman ou le style du poème n’est pas le style du roman. Le poème a pour vocation simple d’être une pure multiplicité.
Un tout identifiable par toutes ses singularités que le sémiologue appellera site.
Le multiple est défini par son site qui est lui-même attribut du poème par hypothèse axiologique.
Le poème est donc un lieu.
Il y a pénétration et contre-pénétration du lecteur au poème, du poème au lecteur.
Le receveur (le mot lecteur est trop restrictif, en effet on peut entendre un poème) est celui qui est saisi par le poème.
Saisi s’il y a prise de risque. Prise de risque affective est ce qui nous fait humain plutôt que singe. Nous abordons le poème comme Différence absolue.
Le receveur dans sa prise de risque est donc saisi par l’inquiétante étrangeté du poème. (Le poème est le grand Autre, différent du Sujet saisi puisqu’il est une proposition irréductiblement nouvelle qui, on va le voir, change la nature du Sujet en tant qu’il est assujetti au poème).
Le receveur s’est ouvert au poème en l’effleurant (plaisir issu de la représentation d’une perspective d’affect quelconque pour le receveur)
C’est la pénétration, première étape de l’expérience poétique.
La seconde est l’investissement du receveur dans le site du poème.
Le receveur en sa qualité d’être métaphysique, humain, ontologique, là, que sais-je… va donc investir le poème. Comment ?
Il doit trouver sa place dans le poème. Trouver l’agencement adéquat qui lui permettra de relever
Il va donc préférer ce qui lui permet la maximisation de plaisir. (Plaisir de la connaissance, plaisir de se représenter une nouvelle connexion entre des objets dont il est le témoin).
réfléchi avorté
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TOUT FAIT L’AMOUR AVEC LE SILENCE
ON M’AVAIT PROMIS LA MER ÉGÉE ON M’AVAIT PROMIS UN CIEL DE SILENCE
ON M’AVAIT DIT TAIS-TOI ET REGARDE ET ÉCOUTE
POURTANT LE CIEL EST DEVENU UN CIRQUE LA LUMIÈRE
POURTANT LA LUMIÈRE RIEN QUE DE LA LUMIÈRE
UN POÈME EXTÉNUÉ DE SILENCE IL S’EN ÉVADE
TOUT FAIT L’AMOUR AVEC LE SILENCE
Le sein
Contre des parois,
plus hautes que le Mur
existe un sein plus fortement présent encore
que le mot
Regarde par derrière,
regarde et munis-toi
d’une part de ton âme,
pour tresser, encore,
sur la peau des visages.
Au contraire des parois,
tu glisses et touches le sein chinois.
Le schème général d’une vie,
est visible.
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qui se dresse ?
pour prétendre rester
horizontal ?
Le cours boursier et le schizophrène
L’espoir préfigurait
le basalte
sur lequel lave et javel
se rejoignent comme deux amants.
Ici,
l’éloge d’un cours boursier.
Dehors, l’échelle noyautée d’un schizophrène
Paul Celan et la cocaïne
Entre le pont et
l’autre pont :
Rire, courage, le vin de tes yeux.
Les glaçons de la cocaïne,
ont laissés derrière
la brute possibilité d’une île dans le ciel.
Deux cadavres savent s’éloigner,
Nage.
deux cadavres en boucle nue :
un Jeu
je t’ai lu.
Réfléchi sur ma poésie
« Faire de la place à la place »
Trouvé dans un des poèmes du recueil Selon Mehdi de février 2014
Déjà, l’agir/la volonté/la condition/… qui conduit à l’écriture d’un poème est ce désir d’espace en réaction à la suffocation que nous procure le monde sans poème : mathème, sexe et morale. La place est déjà appelée par notre condition humaine : avertis (de par même leur place dans l’être, le Dasein) mais incomplets puisque non-plein, les hommes cherchent
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je n’ai plus de mots pour décrire le je
n’ai plus de description
des mots pour dire le je
je me jette
alors