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Articles récents

Basquiat

26 Novembre 2018

Basquiat

Langage brisé de possession

Une ombre au-devant d’elle-même

Comme l’ombre de l’ombre

 

Des coups qui touchent la poitrine

Boom

Boom

Une pince dans les yeux

Qu’est-ce que je suis en train de dire

Tout ça n’a jamais eu lieu

 

Puisque t’as échangé tes habits EVERLAST de boxer

Pour le doux chant de la sirène

Tu préfères buller dans la cuillère

Que finir en cortège désolé

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Réfléchi après Lautréamont

26 Novembre 2018

Je plagie pour continuer l’œuvre de l’Esprit. J’utilise à l’intérieur de mes opérations des vérités ou des approximations d’auteurs que j’admire pour donner à mon texte une épaisseur chronologique, ascendante. J’écris pour agir le monde, surtout le monde tel qu’on se le représente en mouvement. Je crois au progrès. Je crois aussi au nihilisme contemporain ; pour le premier il faut écrire, persévérer dans sa croyance ; pour le second il faut tout aussi écrire, faire négation des vers contemporains en les assimilant en une machine performative, positive et autonome : le corps poétique, parlant ; le mien en l’occurrence

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Glissant

26 Novembre 2018

Rien n’est vrai tout est vivant

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Le tout venant d'un sommeil

26 Novembre 2018

dormir à deux s’apprend seul

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Publié depuis Overblog

26 Novembre 2018

Je veux exporter du Continent Noir ma douleur vers la poigne qui

tient un navire

 

Jeter une puissance dans un

puits sensé,

sertir ma conscience pour mieux la

renverser

 

Je veux être  celui là, qui

capable de défaire puis de

projeter, ne lasse

Personne

 

je veux pouvoir dire je veux

La nuit ma Journée

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à Victoria

26 Novembre 2018

 

 

Depuis, qu’avec l’agilité de la naissance tu m’as embrassé,

je ne cherche plus les crochets dans les nuages

afin d’y accrocher ma corde pour me pendre

 

Depuis qu’avec la douceur de la montagne tu m’as écouté

je ne cherche plus la racine dans le sol Russe

pour épancher ma soif

Depuis que la tempête m’a chuchoté ton existence

ma vie n’a plus besoin de masque

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DIVINS

26 Novembre 2018

 

 

Je cherche un être en moi à envahir

 

            re tour né la phrase circule

 

je cherche un logo pour ma nuque

je cherche un vagin pour mon sexe

 

je cherche l’être instable présent que le sourire vrai

mais,

je n’ai pas de vrai sourire : entièrement envahit par moi-même

dès lors que je cherche à me tuer

dès lors que je cherche à graffer

 

                                               il n’y a pas de solutions au sourire d’Adèle

                                               ni à la déportation de Kevin

                                               il n’y a que la bouteille en plastique vide, presque

 

 

comme un logo que l’on déracine

comme une lumière que l’on éteint

je suis l’être manquant au cours

 

j’invite ma femme à s’envahir

à produire de la combustion barbare

 

il est des mains

il est des dieux

 

que je me disais enfant

il est de la soupe

il est des croûtons

 

Je cherche un être en moi à envahir

 

comme tu cherches dans ma poésie une solution que je ne trouve pas

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Charlotte

16 Novembre 2018

j’ai regardé bien avec acuité

j’ai regardé bien avec précision

j’ai vu de la peau des yeux des mains

j’ai vu et c’est rentré

 

mes yeux ils ont pris du plaisir

un grand plaisir un vaste plaisir un plaisir ample

ils regardaient alors plus loin plus profondément plus dans ce qu’ils étaient témoins

et dans moi y’avait plein de petites choses qui infusaient dans mon ventre

et qui bougeaient et qui remuaient vite

pleins de choses belles dans mon ventre mélangées

c’était tout toi tout le pourtour de toi et tout l’intérieur de toi

tout ce qui était tes yeux tes mains ta peau tout beau tout grand

je t’ai regardée bien comme ça avec précision

avec le plaisir avec le grand plaisir

avec tout le plaisir d’être impliqué avec ce que tu étais

regarder en étant bien sûr que tu me plaisais en étant bien sûr bien pétri de plaisir

que de croiser ton regard et de voir s’agiter tes mains

pleines de lignes et pleines de beaux mouvements

 

alors là je me suis dit c’est important ça de trouver quelqu’un d’aussi beau

y’a quelque chose de pénétrant d’irrémédiable y’a quelque chose qu’il faut dire

et ça s’est disséminé dans tous les petits interstices de la pensée du corps du sexe du regard

des mains du ventre 

je pense que tu es une très belle jeune fille de 26 ans

qui dit des choses belles qui sont quelque chose avec quoi on peut prendre du plaisir

lorsqu’on s’y arrête un peu

qui sont de la vérité qui accueillent la pensée

qui ouvrent qui sont de la béance

qui sont un grand endroit un grand espace pour accueillir

 

alors quand l’esprit est bien pétri de tout ça

je l’écris je me berce à l’idée de te le dire

le désir se comble dans le parler du poème

ça se colle dans ma chair c’est partout

c’est dans ma bouche grande ouverte

et mes mains décontractés

 

c’est l’entrée de ton esprit dans mon esprit

de ton pourtour de ton intérieur

alors je me lance j’acclame je crie

 

2016

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Charlotte

16 Novembre 2018

dans l’œil

un autre œil – minéral

et pourtant ma voix

 

abreuve.

 

n’ayant aucune opposition, hostilité

avec le galet pétri de l’univers

l’or

sera, en lui

en ton œil

le rêve de l’autre

pourra advenir à la terrasse du café

 

une façon que j’aurais d’aimer :

 

aimer l’or

ailé de jouir

comme la pierre sans façon

sinon accueillir la partie la plus fugitive

de mon cœur,

en lui

une façon que j’aurais d’aimer.

 

 

2016

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ce qu'on peut faire de la tristesse

11 Novembre 2018

ma vie est triste

ma vie est vraiment tristesse

le tristesse se cache dans ma vie

la tristesse est là, présente

dans chaque pensées

et chaque pensées devient tristesse

c’est évident

ma vie ne choque personne

puisqu’elle est triste

puisqu’elle est absurde

puisqu’elle n’est rien d’autre

que de la vie triste à donner

 

mes membres sont tristes

de ne servir à rien

mes mains sont tristes d’écrire ma mélancolie

je suis triste comme un commandant

qui aurait ses troupes mortes

je suis triste comme le père

qui a perdu son enfant

 

la tristesse est moi

et moi je suis la tristesse

et en moi la tristesse se dévoile

par à-coups

par torsion

par vulgarité

ma tristesse fume des cigarettes

ma tristesse se noie dans les mots du blog

c’est une vulgarité

mais non pas une vulgarité productive

plutôt une froideur dans les muscles

qui ne peuvent faire d’efforts

qui sont eux aussi tout aussi triste que moi

 

 

                                               (une somme de violoncelle

                                               méticuleuse comme celle

                                               qui donne les clefs – le délire –

                                               qui nous permets de nous haïr)

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