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Articles récents

la cause

13 Octobre 2019

Des moments bizarres, sans enjeu.

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Publié depuis Overblog

13 Octobre 2019

Dans ce soir du monde, l'errance paraît inachevée

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LES PORTES ET LES FLAMMES

13 Octobre 2019

 

 

 

Là, entre deux nuances noir et grise

deux Portes mouillées

deux Flammes _____ à un moment tout devient feu_____

                                                                       

 

                        le moment de la schizophrènie matèrielle

                                    ça veut mourir dans la flamme

                                    des flammes / mon soleil glorieux

                                    mon autorité suprême

                                   

                                    mon autorité suprême

           

                                    mon plaisir suprême

 

Là, entre deux nuances

deux Portes qui hurlent

dans un bain

où j’atteins                       

une brûlure

une autre mémoire

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LA CHUTE

13 Octobre 2019

Lorsque j’écris il n’y a pas de capture la capture est elle-même écriture

            Lorsque j’écris il n’y a pas de mots

                        Les mots sont eux-mêmes la capture vers l’écriture

                                    Il faut brasser le lieu du Monde

                                                Ce lieu il se désorganise dans l’écriture

                                                            Ce lieu désorganisé n’est pas une capture

                                                                        Lorsque j’écris je suis dans la chute du lieu du

 

 

Monde

            Ce lieu du Monde c’est l’essaim des choses

                        Ce lieu du Monde c’est ce-qui-s’y passe

                                    Sur le pourtour jusqu’au centre de mes connexions neuronales

                                                Il faut abréger la course et la transformation

                                                            Il faut êtrre le boucher des bouches

                                                                        Il faut se dire « il faut »

                                                                                    Si rien ne se passe

Alors

Tu n’écris pas

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La beauté d'un ciel nuageux de mai

24 Avril 2019

Les nuages sont des nuages

et ces trois personnes n’ont rien à se dire.

 

Si elles se révèlent être vraies,

ces deux affirmations engagent mon existence en deux voies :

l’inexistence de la beauté et l’existence de l’angoisse.

 

Car si les nuages ne sont que des nuages alors la beauté n’existe pas.

Puisque la beauté se trouve toujours dans le lieu ouvert par la matière – lieu immatériel d’où une parole peut s’échapper.

Si ces trois personnes n’ont réellement rien à se dire alors l’angoisse existe.

Car l’angoisse se dévoile toujours lorsque l’homme est à découvert,

lorsqu’il n’a pas de toit pour se protéger de la pluie,

lorsqu’il n’a pas comme rempart la parole, l’angoisse provient de cette vulnérabilité,

cette extinction de la parole, ce manque qui donne lieu au non-lieu.

 

Peut-être est-ce par ce que la beauté n’existe pas que ces trois personnes sont angoissés.

La beauté n’existe que dans la profondeur de la joie,

l’angoisse dans la profondeur de la merde.

 

Il m’est angoissant de ne voir seulement que des nuages dans le ciel

autant qu’il m’est angoissant de voir ces trois personnes n’avoir rien à se dire

et se forcer à parler pour ne pas laisser les blancs les envahir.

 

Mon angoisse est celle-là de voir les choses telles qu’elles sont :

des nuages blancs, des gens tendus.

Pourtant de ces deux affirmations je ne peux être sûr de leur vérité :

il y a une hésitation dans mon jugement.

 

Cette hésitation fait lieu de poème.

Le poème est habité par l’hésitation.

 

Cependant je choisis de pencher d’un côté,

 

Le plaisir d’avoir à dire

De la beauté d’un ciel nuageux de mai.

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Un instant, puis un autre

24 Avril 2019

un instant

puis un autre

et encore un autre

quand cela cessera-t-il ?

 

penser à ton corps

comme le pinceau pense la couleur

il la brosse sur l’infinité du tableau

 

un instant… c’est bien Dieu ?

et non, ce n’est que le peintre

qui pense le paysage

comme je te pense langage

 

la brosse sur tes cheveux bleus

la brosse qui peint le ciel

et le pinceau changeant, presqu’éternel

 

Ailleurs, nous irons

faire de nos vies des cérémonies bien trop pures

 

C’est pourquoi chaque mot dit ce qu’il est en plus :

Le dessein moi vers toi et de toi vers moi

bouche pleine de bruit

 

bouche ouverte et cette insomnie

 

bouche pleine de nuit

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Réfléchi beaux-arts

23 Avril 2019

Sculpture : adoration (des totems à la vierge marie)

Peinture : juste admiration

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Giacoco

23 Avril 2019

 

« Complétement détaché de ce moi auquel cela arrive »

/ Giacometti / 1963

 

            L’un l’autre

            Sans fusion

            Ni mur

            Pourquoi ?

            Je le sais et je le nie,

Et niant, je fais totalement, tout le temps avec.`

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Le Chien

23 Avril 2019

Le Chien est assis

Il S’est assis

Il a mangé son pâté

Et s’est assis à côté de moi

 

Je me suis courbé

J’ai prié pour que ses pattes nuisent à la Terre

Entrevu dirigé par un soldat qui se fait devenir dieu

 

Et je n’ai jamais eu de complexe

A part quand j’avais les pattes de chien sales sur mes oreilles

Alors le docteur me les a enlevées

Il a été un saint ce jour-là

 

J’ai baisé sa fille

Pour lui prouver mon amour

J’ai construit de la cendre autour du pentacle où je l’ai adoré

 

Comme le Chien

J’ai mangé du pâté

Me suis retourné vers l’étendue blanche

Et j’ai écrit un poème

 

Le centre du poème est fume

Le pourtour du poème est fume

 

Le centre du poème est au centre du Chien

Je n’ai jamais voulu écrire

 

Mais j’ai écrit pour redevenir le premier Chien

Et la fille du docteur m’a ramené à l’asile

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Les grands

7 Avril 2019

Mon cœur bat trop vite – je prends un lexo –

Pourquoi le prendre si c’est pour étouffer ?

Au Peintre je vois un père et sa fille, de l’autre côté ;

Ce gars était au lycée avec moi

Qu’ai-je oublié pour ne pas avoir d’enfant moi ?

Que n’ai-je pas informer de ce qui fait ma jeunesse ?

La maladie ? Les toxiques ? Ou mon visage, tout simplement ? 

(Pourquoi me suis-je courbé ? Puisque mon visage s’est tu…

Je dis : si mes os sont blancs, ma chair est fasciste : brune)

 

Demain ne sera pas – deuxième lexo – 

 

            J’ai perdu la partie, lassé de me branler sur xhamster.

            J’ai du oublier je pense. Oublier la signifiance des beaux gestes…

 

Il discute avec sa fille. Elle ne doit pas avoir plus de six ans.

Si je fais un peu d’algèbre, je pense qu’elle naquit alors que ce gars avait 21 ans.

Et moi ? Et lui ? Et elle ?

 

  • troisième lexo –
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