note dramatique
Le plus tragique c’est que j’écris en sachant pourquoi.
Poème chiant
Et si, le sommeil
qu’en l’ennui demeure, pouvait
se hisser sans se blesser et sans blesser l’aurore
et si, pourtant
une voix, seule
agissant
dans le trouble de mes jours
agissant, malgré cela
dans l’introublé visible
du ciel,
venait,
suturer ce quelque chose
de sombre
et de clair,
rêves au lever du lit
se retrouvant eux-mêmes troublés
dans leur propre origine :
Ah la nuit éternelle !
Et si cette voix était telle ?
Et que,
dans ce mouvement d’aiguilles
inespéré
il y aurait, certes
un espoir et, certes
un regret
car la Lune qui vient peut parfaire le Poème
Alors ? Et si,
ces jours
et ces nuits dernières
devaient parfaire
un espace
entre mon Voyage
et ton Voyage
Ma voix de Retour
et la tienne d’Aller
visibles qui
s’amputent
pour me donner
que de l’invisible,
de l’horizon
un sourire orangée,
l’amitié des natures
Et si, l’aiguille divine
suturait
comme votre voix
un lieu à un autre
un ciel à une terre
une âme à l’Éther ?
La loupe
flotté bas
la mesure
d’une arrête
et celle-ci
s’agrandit
il n’y a pas
de limite à
la poésie qui
s’affirme comme
un agrandissement
nous avons
une mâchoire
transpercé
de vérité
flotté bas
la ligne d’or
Examen
il faut que je me dise des choses.
1. il y a des petits pauvres
2. il y a des petits riches
3. les petits pauvres veulent devenir des petits riches
4. il y a des petits moyen riches
5 il y a des petits moyen pauvres
6. les petits n’ont pas encore toute leur tête
7. je suis un petit
8. je me suis dit qu’il fallait commencer à dire
9. je ne veux pas faire de la peine à mon petit
10. le petit prend un peu de truc pour chier
11. il chie les autres petits (en fait il ne les chie pas vraiment c’est juste pour dire des choses)
12. le petit prend un lance-roquette pour parler
13. le petit s’intéresse à la sociologie
14. le petit devient sociologue parole
15. sociologue parole a déjà dit ce qu’il fallait dire
Le train de 11h47
il attend le train de 11h47 pour Nevers
les autres trains défilent
mais lui
attends le sien
il ressemble à un chien
je veux raconter l’histoire juste
je veux juste raconter
Publié depuis Overblog
J’ai ravalé les gants d’équitation
pourri
dans mon coffre se convulse
de gros étrons
au chocolat
pffuit ça fait pfffuit
et quelqu’un dit
brusquement
« t’es déjà partie ? »
POÈME DE DÉCOMPRESSION
L’errance dit oui
à la solide boîte en carton
qui me sert de corps
je me baisse et atteint
un visage
je maintiens la pause
et
voilà
j’expulse pas mal
de protéines
Qui a vomi a manger
va hors de lui
clos les surfaces
abondantes
de signes
de dolmens
de marécages
d’huiles anciennes
la psychiatrie faite de totems
et
de
tabous
écrire la vérité
c’est mentir
car
la vérité n’existe plus
et le mensonge, lui
je l’ai avalé puis vomi
La fable du monde
un regard
a emporté mes mains
vers le cahier
et le stylo
Qui êtes-vous ?
Bah
Toute la fable du monde est là
une petit hublot de ciel
de ma fenêtre
De ma fenêtre
beaucoup de poètes auraient choses à dire et ensuite écrire
moi je ne vois rien
je n’ai rien à dire et encore moins à écrire
il me semble impossible d’écrire sur rien
alors je ferme la fenêtre
même si l’air est suffoquant à l’intérieur,
chez moi
je m’assieds, fume une cigarette
la Lune en mémoire
rien à dire
par-dessus l’épaule
une ombre
je me retourne brusquement
mais rien n’a bougé
encore une chose que je tairais
encore
de la salive
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