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Articles récents

note

5 Janvier 2020

Il faut dire non pas quoi mais pourquoi 

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Réfléchi

5 Janvier 2020

« Rien n’a eu lieu que le lieu » / Mallarmé /

 

Le poème est retourné sur lui-même, il est néantisation à défaut de suicide, destruction absolu, acte absolu, il prend la forme d’un scepticisme poétique. Une annulation interne du poème. Un discontinu qui va et vient sans revenir avec sa négativité : « la rose absente de tout bouquet ». La rose est néant phrasé par le poème et le bouquet réceptacle insatiable de la mère que l’homme-Mallarmé admet comme forme originelle et amorphe. C’est l’Idée, c’est-à-dire ici la rose, qui manque puisque le Néant est l’unique solution au conflit du langage se parlant lui-même – le poème parlant du Poème.

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note derrida

5 Janvier 2020

la vie est survie

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Note psychotique

5 Janvier 2020

L’homme naît, le hasard avec. Sans l’homme il n’y a pas de hasard. Il n’y a qu’une suite de causes. Et donc, si on se suicide on rend à l’être sa pureté. La matière se retrouvera matière.

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Le manque

5 Janvier 2020

Se doucher, se laver les dents, écouter le café se faire, allumer sa première clope.

Y a-t-il un concept pour comprendre tout cela ?

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Court-métrage

5 Janvier 2020

45 PREMIÈRE SECONDES :

 

Au loin s’établissent

Des perfections

« Je vous donne deux heures »

 

on sait plus trop où se trouve le mot. Pas sûr les gens, de leurs tropismes.

Puis ça barge, ça coagule comme le réel. Ça

chuinte on ferme les yeux : les cils couchent ensemble

C’est ouvert, on y pénètre, la langue sur la ligne est ivre quand on a

peur.

Voilà ma chatte

j’suis pas un mec

 

/ temps /

 

cet os

ce vibrant dans ma chair.

loin d’elle j’ai sauté de moi jusqu’à l’aube.

(y aurait-il des formes ?

non qu’elles soient niées et pourtant

arbre et arbre).

 

Vos fusils avec minutie mais le réel

non qu’ils soient niés et jamais

 

que seul ce cœur 

cette imagination 

en collages

et j’imagine que tu aimes pourtant

cet os

ce collé dans ma chair.

 

se retire mais est-il perpétuel 

une fois le poème une fois le tir

une fois l’élégance c’est

décrire

mais encore ?

mais rien, un faible vent.

 

SCÈNE DU DRONE PUIS DE MARJOLAINE JUSQU’À CE QUE LEMAIRE RENTRE EN APPELANT AU THÉ

 

et c’est là précisément

là dans là

le coin du là

ton refus des peuples

 

j’arrache une dent à ton sexe

dans l’angle

des mots crachent éructent jettent du sel

aux yeux de l’assassin

des exactement

des presque-là 

rien de sinueux faire sinon toucher l’os derrière ta nuque 

ce sens brut de ta nuque un poisson 

qui brûle

 

des collages d’aliments dans mon oreille contemporaine

 

ta bouche une table

j’y mets alcool et couverts

puis nous mangeons l’infamie 

la pierre

et son espace 

 

le boucher a une idée qui lui échappe

alors qu’elle le creuse

le boucher te veut te tease te cogne jusqu’à la juste mesure

 

et l’on sait que l’on accède à l’indépendance par le rythme

 

diriger puis scier construire dans le champ vide

un ciel se vide

descend la violente remarque des mots tels que

thé, Marjolaine, assassin

 

que je te rends pour que tu me regardes

encore une fois

dans le là de la crevaison de l’être

qui se distribue par son souffle

dans les moments accordés soufflés à l’oreille du boucher

dans l’il y a primordial

le là de toute chose

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Le vers

5 Janvier 2020

S’il y a folie

Il y a rougenoir

 

S’il y a démence

Il y a ingestion 

 

S’il y a défécation

Il y a eu trou

 

Un ver fume une cigarette

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Un poème

5 Janvier 2020

Je songe à la qualité, la quantité, la densité, la longueur, l’élasticité…

Je songe à un poème… 

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La linguistique

5 Janvier 2020

Je lis Julia Kristeva. Je lis Roland Barthes. Je lis Bakhtine. Je lis Jakobson. Je lis Benveniste. Je lis Troubetzkoy. Je lis Martinet. Je lis Perrot. 

Mais je ne comprends toujours foutrement rien à la linguistique.

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On est tous un peu des Marc Levy

5 Janvier 2020

J’ai du mal à respirer. Mon thorax se comprime. Mes poumons s’amenuisent. La vie est perdue.

Pourtant il reste l’air qui passe par le cœur, celui-là n’est pas matériel. N’a pas besoin de ma physiologie.

Il me maintient à un niveau d’accessibilité poétique.

Je suis Marc Levy.

Non je suis Antonin Veyrac : je brûle tête, je fais des coups du lapin poétique, j’arrache les crocs des lions. Tout ça pour écrire des poèmes avec les résidus d’animaux.

Un voisin est venu me donner son caca dans un sac plastique vers 6h30.

Au début je n’ai pas compris, j’ai examiné l’étron. Puis tout à coup la coulée de merde m’a fait rendre compte d’une chose.

Que malgré tout, on est tous un peu des Marc Levy.

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