Le coeur
Ton organe pulsant -
C’est mon rythme -
C’est mon cœur loué.
Il va envoyer le sang,
Puis -
Se remplir
Dans un à-coup
Nous mourrons à chaque arrêt
Nous nous mettrons à revivre à chaque renvoi
C’est le rythme incessant -
Catalyseur,
Insondable de
La vie -
Chaque fois nous pourrons en crever -
Chaque fois nous ferons l’expérience de la résurrection
Le coeur est la cadence de la vie même
Parler avec Anoushka
En premier lieu -
Traduire.
Afin que ce qui fuit sans lumière retienne
La lumière - appauvrie d’expérience future.
Le monde est
Une tête
Dont
Les yeux balaient à plein vent -
Oh le voilà,
Fermé -
Un signal d’arrêt.
Si -
Comment leur dire
Que c’est le texte qui distribue -
Traduit
Il est en même temps le coeur et les sens
Creusée -
Tu es au dessus - tu berces
Mon ventre -
De spasmes - une goutte d’eau
Un toi superlatif mais -
À partir de ta tête :
L’espace du ventre -
D’où tu sors puis pénètres :
Chassis d’un peintre baissant les yeux de la musique -
Toi, or
Toi toujours -
La goutte d’eau est-elle à moi ou à elle -
Nous pouvons seulement témoigner du pair :
Outre la question détruite il reste
Toi, or
Toi maintenant -
Donnant la main à qui ?
Si je réduis,
Tu te retrouves dans mes lèvres -
Dans un chuchotement face à la nuit.
Toi, or
Toi monde -
Traduite et déserte - à même ce désert.
Panique prodigue de lumière.
Sans que l’expérience d’une pensée future
N’en soit néant d’une main lentement offerte -
D’un regard
Comme d’un jeu
Le ticket
Tu te trouves dans une phrase
particulièrement difficile -
Tu n’es -
Pas exclusivement humaine -
Une force qui t’anime -
Un totem - terme approprié,
Un reçu animal sur le bateau -
Produit de la transaction secrète -
Dès lors en dette je confesse dans
Un autre langage.
Ta part métaphore -
Plus affirmative que n’
Importe quel ticket à proprement parlé -
Ticket -
Dont le sens est de revenir
À
Une parole qui n’est pas une question -
La Seine pro
Priété
Ce n’était pas une question.
C’était un texte que j’ai découvert -
Contre toi.
Les personnages doivent être obligatoirement ressemblants.
Hanté
Je suis pas sûr de qui elle est
Des fois elle part
Puis elle revient
Comme un fantôme
Parfois je me dis que j’ai du bol d’avoir un fantôme à la maison
Qui hante le moment du thé le matin
Mais ça se peut que je sois seul
Et que je m’imagine tout ça.
La performance du 21 octobre 2022
Elle m’a dit t’inquiètes pas
Pour moi c’était comme du gâteau
J’arrive
J’dis mon poème
Et j’me barre.
Donc ce t’inquiètes pas
C’était le temps qu’elle le dise
Qui m'inquiétait
Tu vois ?
C’est pas compliqué.
Et voilà
Un poème.
La pièce dort toujours
J’me lève
Un peu plus tôt que d’habitude
Fais le café
Tout est sauvage
Même elle.
Le matin en attendant celle qui ne parle pas beaucoup
Elle dort
Dans
La chambre
Je le sais même si pourtant une porte nous sépare
Ou le temps
Là où elle pleure il y a ses yeux
J’dirai jamais ça à ma mère
Ni à mon frère
Mais à elle
Oui
J’attrape l’Ipad et j’écris
Tout est à portée sur la table
L’Ipad, le café, des cigarettes, des livres
Manque elle
Toujours
La muette.
Les États-unis d’Amérique
Quelqu’un de très haut placé au ministère
M’a dit
Y’a vraiment que des cons
Et en plus ils ne s’achètent pas de Renault
Mais des Ford
C’est ça l’Amérique.
D’ailleurs
J’y vais très bientôt.
Publié depuis Overblog
Ses pas
Je les reconnais avant sa voix
Elle arrive s’asseoir
Au bord de la rivière qui mène au petit lac où nous aimons nous baigner
Sous un angle différent.
Sur le pallier
Sur le palier il y a une porte qui ressemble à n’importe quelle porte
Je ne l’ai jamais toucher ni effleurer
Mais je l’entends de mon lit s’ouvrir et se refermer (la semaine) à 8h30
Et à 18h30
Je ne sais pas qui est là derrière moi, derrière le temple dans lequel j’habite
Je sue le bonheur d’être au chaud l’automne gris, chez moi.
On ne sait pas son nom ni à quoi il ressemble
Et on se le demande pas
Allie et moi
Il y a longtemps on l’avait aperçu tellement loin dans le temps
J’ai l’impression d’être dans cet appartement en face de cette porte noire
Depuis la nuit des temps
Elle s’ouvre et se ferme comme une bouche de femme
J’en ai dit assez
J’irai le voir l’homme derrière la porte
Peut-être
Un jour
Pour voir à quoi il ressemble
Et surtout s’il entend notre porte à nous.