Reconnaître
le langage
on s’en branle
seule importe la couleur
du stylo bic
Un trou
Ô proche,
chemin vers cela qui est
Sonnet sur la paranoïa
Un autre langage est possible
Je réfléchis… faut-il l’effet
De la Paranoïa
Pour décrire les vies dicibles ?
Cette double pénétration
Des mots relatifs au connu
Des mots liés à l’irretenu
Je dis : Qui va dans l’inconscient
De la lumière ? Alors oui
Si je pose l’effet est là
Irréductiblement présent
Car commander un burger
Se fait dans le baffouillement
Cet autre langage qui me fait peur…
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malgré tout le savon hygiénique
la mort reste
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AU LOIN S’ÉTABLISSENT
DES PERFECTIONS
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c’est de cet arbre qui s’étire
sans réfléchir sans se protéger
je veux dire « est-ce reposant d’élire
comme on le fait par nos mots
les sentiments »
Réfléchi - L'ABSENCE DU POÈME
Le départ de la pensée creusée c’est l’absence. Il y a toujours eu un absent, celui qui parle à l’absent c'est le prêtre. Produire du réel pour qu’advienne une chose qui doit être. C’est le futur qui compare les possibilités. C’est le créateur qui choisi. Je choisis pour vous. Je vous dis, fulminez à l’endroit du poème. Ne glacez rien, éprouvez toute la ressemblance du poème, car ce poème ne vous ai pas destiné, il est destiné à l’absence. L’absence qui se renouvellera dans des constellations infinies. Un battement de cil, est un coup de fer dans une étoile. L’absent parle par le collectif. Un coup de fer advient sur les mains de l’absent. L’absent, l’absent qui dirige les temps. Il n’y a pas eu d’événement. Il n’y a qu’eu le doute de l’événement. C’est l’absent qui parle l’événement parle l’absent complète le bol des vies (yeux, oreilles, mains, puis esprit).
L’événement est négatif, Mallarmé le savait. Le Poème est négatif. L’absent doute de l’événement d’un poème. Mais il a lieu et aura toujours lieu (si il est parole vraie droite non-scindée) et la liberté est absence de possibilités mais choix d’écrire le mot parole et parole parle dans le mot. Il existe la possibilité d’un rêve. Je rêve l’absent parle la parole en ces mots :
Quelque chose mute dans un cil
Une barre qui dévie un mouvement
Qui s’accorde dans
Deux mains-maisons moites
La mutation sclérose l’arbre
A laquelle la poire est
attachée
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Jure que tu ne le feras pas
Toucher l’espace de ma poésie
Briser les lignes et les arrêtes
Sucer les couleurs
Plutôt, fais-en un moyen
Réfléchi sur l'art - technique pour s'approprier une oeuvre
une méthode que j’appellerai « le jugement par filtre fascinatoire »
qui consiste, lorsque je suis devant une œuvre d’art quelle qu’elle soit de présupposer ma propre fascination pour l’œuvre donc « d’incliner » mon être vers l’œuvre comme absorbé par elle et d’en ressentir, au prix de cette fascination artificielle, la joie, l’augmentation ect..
Si l’œuvre résiste à la fascination artificielle c’est qu’elle est vraiment mauvaise.
La fascination serait donc utilisée comme moyen et non une fin
Rapport sur l’angoisse et la beauté
Les nuages sont des nuages
et ces trois personnes n’ont rien à se dire.
Si elles se révèlent être vraies,
ces deux affirmations engagent mon existence en deux voies :
l’inexistence de la beauté et l’existence de l’angoisse.
Si les nuages ne sont que des nuages alors la beauté n’existe pas.
Car la beauté se trouve toujours dans le lieu ouvert par la matière –
lieu immatériel d’où une parole peut s’échapper.
Si ces trois personnes n’ont réellement rien à se dire alors l’angoisse existe.
Car l’angoisse se dévoile toujours lorsque l’homme est à découvert,
lorsqu’il n’a pas de toit pour se protéger de la pluie,
lorsqu’il n’a pas comme rempart la parole, l’angoisse provient de cette vulnérabilité,
cette extinction de la parole, ce manque qui donne lieu au non-lieu.
Peut-être est-ce par ce que la beauté n’existe pas que ces trois personnes sont angoissés.
La beauté n’existe que dans la profondeur de la joie,
l’angoisse dans la profondeur de la merde.
Il m’est angoissant de ne voire seulement que des nuages dans le ciel
autant qu’il m’est angoissant de voir ces trois personnes n’avoir rien à se dire
et se forcer à parler pour ne pas laisser les blancs les envahir.
Mon angoisse est celle-là de voir les choses telles qu’elles sont :
des nuages blancs, des gens tendus.
Pourtant de ces deux affirmations je ne peux être sûr de leur vérité :
il y a une hésitation dans mon jugement.
Cette hésitation fait lieu de poème.
Le poème est habité par l’hésitation.
Cependant je choisis de pencher d’un côté,
Le plaisir d’avoir à dire
De la beauté du ciel de mai.