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Reconnaître

10 Août 2018

le langage

                                   on s’en branle

               seule importe la couleur

                        du stylo bic

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Un trou

10 Août 2018

Ô proche,

            chemin vers cela qui est

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Sonnet sur la paranoïa

10 Août 2018

Un autre langage est possible

Je réfléchis… faut-il l’effet

De la Paranoïa

Pour décrire les vies dicibles ?

 

Cette double pénétration

Des mots relatifs au connu

Des mots liés à l’irretenu

Je dis : Qui va dans l’inconscient

 

De la lumière ? Alors oui

Si je pose l’effet est là

Irréductiblement présent

 

Car commander un burger

Se fait dans le baffouillement

Cet autre langage qui me fait peur…

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10 Août 2018

malgré tout le savon hygiénique

la mort reste

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10 Août 2018

AU LOIN S’ÉTABLISSENT

DES PERFECTIONS

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5 Août 2018

c’est de cet arbre qui s’étire

sans réfléchir sans se protéger

je veux dire « est-ce reposant d’élire

comme on le fait par nos mots

les sentiments »

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Réfléchi - L'ABSENCE DU POÈME

3 Août 2018

Le départ de la pensée creusée c’est l’absence. Il y a toujours eu un absent, celui qui parle à l’absent c'est le prêtre. Produire du réel pour qu’advienne une chose qui doit être. C’est le futur qui compare les possibilités. C’est le créateur qui choisi. Je choisis pour vous. Je vous dis, fulminez à l’endroit du poème. Ne glacez rien, éprouvez toute la ressemblance du poème, car ce poème ne vous ai pas destiné, il est destiné à l’absence. L’absence qui se renouvellera dans des constellations infinies. Un battement de cil, est un coup de fer dans une étoile. L’absent parle par le collectif. Un coup de fer advient sur les mains de l’absent. L’absent, l’absent qui dirige les temps. Il n’y a pas eu d’événement. Il n’y a qu’eu le doute de l’événement. C’est l’absent qui parle l’événement parle l’absent complète le bol des vies (yeux, oreilles, mains, puis esprit).

L’événement est négatif, Mallarmé le savait. Le Poème est négatif. L’absent doute de l’événement d’un poème. Mais il a lieu et aura toujours lieu (si il est parole vraie droite non-scindée) et la liberté est absence de possibilités mais choix d’écrire le mot parole et parole parle dans le mot. Il existe la possibilité d’un rêve. Je rêve l’absent parle la parole en ces mots :

 

Quelque chose mute dans un cil

Une barre qui dévie un mouvement

Qui s’accorde dans

Deux mains-maisons moites

La mutation sclérose l’arbre

A laquelle la poire est

attachée

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3 Août 2018

Jure que tu ne le feras pas

Toucher l’espace de ma poésie

Briser les lignes et les arrêtes

Sucer les couleurs

 

Plutôt, fais-en un moyen

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Réfléchi sur l'art - technique pour s'approprier une oeuvre

3 Août 2018

une méthode que j’appellerai « le jugement par filtre fascinatoire »

qui consiste, lorsque je suis devant une œuvre d’art quelle qu’elle soit de présupposer ma propre fascination pour l’œuvre donc « d’incliner » mon être vers l’œuvre comme absorbé par elle et d’en ressentir, au prix de cette fascination artificielle, la joie, l’augmentation ect..

Si l’œuvre résiste à la fascination artificielle c’est qu’elle est vraiment mauvaise.

La fascination serait donc utilisée comme moyen et non une fin

 

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Rapport sur l’angoisse et la beauté

1 Août 2018

Les nuages sont des nuages

et ces trois personnes n’ont rien à se dire.

 

Si elles se révèlent être vraies,

ces deux affirmations engagent mon existence en deux voies :

l’inexistence de la beauté et l’existence de l’angoisse.

 

Si les nuages ne sont que des nuages alors la beauté n’existe pas.
Car la beauté se trouve toujours dans le lieu ouvert par la matière –

lieu immatériel d’où une parole peut s’échapper.

Si ces trois personnes n’ont réellement rien à se dire alors l’angoisse existe.

Car l’angoisse se dévoile toujours lorsque l’homme est à découvert,

lorsqu’il n’a pas de toit pour se protéger de la pluie,

lorsqu’il n’a pas comme rempart la parole, l’angoisse provient de cette vulnérabilité,

cette extinction de la parole, ce manque qui donne lieu au non-lieu.

 

Peut-être est-ce par ce que la beauté n’existe pas que ces trois personnes sont angoissés.

La beauté n’existe que dans la profondeur de la joie,

l’angoisse dans la profondeur de la merde.

 

Il m’est angoissant de ne voire seulement que des nuages dans le ciel

autant qu’il m’est angoissant de voir ces trois personnes n’avoir rien à se dire

et se forcer à parler pour ne pas laisser les blancs les envahir.

 

Mon angoisse est celle-là de voir les choses telles qu’elles sont :

des nuages blancs, des gens tendus.

Pourtant de ces deux affirmations je ne peux être sûr de leur vérité :

il y a une hésitation dans mon jugement.

 

Cette hésitation fait lieu de poème.

Le poème est habité par l’hésitation.

 

Cependant je choisis de pencher d’un côté,

 

Le plaisir d’avoir à dire

De la beauté du ciel de mai.

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