Ici
J’ai étudier le comportement des pierres
Seulement
Il était tard le ciel dégoulinant de folie
Et elles se faisaient des serments
L’une a dit si l’eau s’en mêle
de l’or surgira de moi
Elles se promettaient des parties du monde
L’autre déclara Hier voyez-là ! demain
du clavecin elle écoute
le bois surhumain
et songeuse ne se doute
qu’un fruit d’or tombe en sa main
Ensuite j’ai questionné la plus réservée
Celle qui ne disait rien
Elle m’a transformé :
L’accès à l’indépendance est rythmé
/ Beck /
fév 2018
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La pârôle
P R I S E
DANS LE RÉEL LE RÉÉÉÉLL LE RRRRRRÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉLLL
2014
La liaison
J’ai eu une liaison avec moi-même. Dans un café un jour, je me suis vu. Au début j’ai détourné le regard, j’ai bu une gorgée de mon café, allumé une cigarette. Puis je me suis dit « bon allez, j’essaye de re-capter mon attention ». Hop, je lance un coup d’œil, et là j’étais en train de me regarder. Je suis devenu pivoine, puis j’ai encore detourné le regard. Quelques instants plus tard, je me lève et me rassois, à côté de moi. Je commence à faire connaissance avec moi-même, quelques regards, des sourires. Ca commençait bien. Puis tout d’un coup de je me mets à pleurer. Je me réconforte, j’ai trouvé ça touchant. J’ai du dire des trucs cons mais qui font toujours du bien comme « t’inquiète pas, ça va aller ».
Note
allez, le vent se lève
il faut tenter de vivre
L'ontique
je ne sais plus écrire, ou plutôt je ne sais plus vivre. je ne sais plus pourquoi je regarde les choses. je ne sais plus pourquoi il faudrait les regarder. je ne sais plus pourquoi je devrais livrer mes mots à la sauvage. je ne sais plus.
je ne sais plus pourquoi boire ou me droguer. je ne sais plus pourquoi je devrais m’élancer. je ne sais plus pourquoi il y a une bombe. je ne sais plus pourquoi elle devrait exploser.
Au fond du pré de chez pépé
J’ai discuté avec l’ombre,
J’ai pris les mains mortes, au fond du pré.
Au fond du pré vert.
Les yeux de la maladie
Encore une fois
J’ai discuté à l’ombre
J’ai enfoui la pierre de folie.
PARLÊTRE
le langage de la rationalité pure
Purée
de morphèmes
de dire
avant-dire
l’a été dit
sans le moindre soupçon de
vol
de secours
de lame dans les veines
le dernier homme n’était
pas un livre de Camus
il était
une personne qui
savait absoudre
le langage formel
du discours sensuel
aucun secours les pompiers
même l’arbre aux chenilles
qui est envahit par le doute
la malchance du
Savoir
il existe
la sexualité à l’instar
de la mathématique
comme rationalité pure
Il envie la glaise
comme la glaise
envie les mains
Le corpus du premier homme
sur un divan. un homme épouse
loin des planches. il a un anneau
: caractère d’échafaud pour le froid :
le sien. à bout de paroles
ils osent le regarder. il commence à vivre
les miroirs sont sa dignité
il ose s’y regarder. placardés
au plus profond de ses propres yeux tatoués
il se met à rire pour pleurer. avec
son épouse. sa soeur. sa mère
le moteur danse. il joue
tout est histoire.
Réfléchi
Je parle du plus profond de la haine